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Alcool et hypertension

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Alcool et hypertension : un cocktail menaçant

Alors que la France a l’un des budgets les plus faibles d’Europe en matière de prévention contre les méfaits de l’alcool, un rappel de leurs conséquences n’est jamais de trop, surtout quand ils sont méconnus : l’alcool est en effet une des causes de l’hypertension. Pour que l’alcool reste un vrai plaisir, voici quelques conseils « à votre santé »… sans pour autant la faire trinquer ! Culture et dépendances

Alors que 5 millions de français souffrent physiquement ou psychologiquement des excès liés à l’alcool, l’abus de boisson est en cause dans la mort de 45 000 personnes par an, dont une large majorité masculine (38 000 hommes). L’alcool reste en effet souvent lié à l’expression de la virilité : tout comme la cigarette, il donne à ceux qui tiennent leur verre à la main le sentiment d’une plus grande prestance. Utilisé aussi pour se relaxer ou se désinhiber, l’alcool fait également partie d’une tradition nationale séculaire face à laquelle titubent tous les messages de prévention.

L’attachement culturel qu’on y porte et les plaisirs que procurent les boissons alcoolisées font souvent sous-estimer les dangers liés à sa consommation. Un exemple édifiant est donné par cette enquête récente démontrant que la majorité des français pensent que les personnes en danger sont celles qui consomment plus de 8 verres quotidiennement.
Or, la réalité est tout autre ! Au delà de 2 verres par jour pour les femmes et 3 pour les hommes, l’alcool devient toxique pour notre organisme.

Le dépassement régulier de cette norme provoque un panaché d’effets indésirables tels qu’une dépendance physique et mentale, des troubles cardiovasculaires et coronariens, des maladies du foie (la cirrhose), des cancers des voies aérodigestives (la bouche, l’œsophage, le pharynx et le larynx) alors que la relation entre l’alcool et le cancer du sein est aujourd’hui considérée comme probable.

Une consommation modérée pour des bienfaits immodérés

Si le danger de l’alcool naît dans l’abus, on prête à une consommation modérée quelques vertus. Le vin possède effectivement une grande concentration de polyphénols dont les antioxydants peuvent ralentir le vieillissement de l’organisme. Ainsi, les études montrent que 2 ou 3 verres quotidiens participent à la protection de notre cœur et de nos vaisseaux contre les maladies coronaires et cardiovasculaires.

L’alcool agit sur les lipides, favorise une bonne coagulation sanguine et augmente le taux du « bon cholestérol », celui qui nettoie les artères. Ceci ne veut bien sûr pas dire que quelqu’un qui ne boit pas, doit désormais s’y mettre !

MYTHES ET RÉALITÉ…

– L’alcool ne réchauffe pas. Au contraire, il fait baisser la température d’un demi degré tout les quatre verres.
– L’alcool ne désaltère pas mais déshydrate car on élimine plus. La déshydratation est une des causes des « gueules de bois ».
– La nourriture n’élimine pas l’alcool plus rapidement (les aliments sont digérés alors que l’alcool passe directement dans le sang). À chaque verre, c’est une heure de plus avant de retrouver tous nos moyens.
– Le degré d’alcool ne se dilue pas dans l’eau ou les jus de fruits. Un verre : c’est en moyenne 13 g d’alcool dans le sang.
– L’alcool fait grossir. Un verre de vin correspond à 100 calories, soit 5 morceaux de sucre. Or le surpoids est un autre facteur de risque d’hypertension.
– Les femmes sont plus sensibles et éliminent plus lentement l’alcool.

Pas fait pour les jeunes

Ces bénéfices en reviennent surtout aux personnes âgées puisque c’est au moment où augmentent les risques liés au vieillissement de l’organisme qu’agissent les effets protecteurs des polyphénols de l’alcool. De plus, pour que ces bienfaits se manifestent, il est préférable de consommer les boissons alcoolisées au cours des repas, toujours de façon modérée et régulière (boire 7 verres le dimanche n’a pas du tout les mêmes répercussions que 7 verres en une semaine !).
Votre pharmacien vous rappellera toujours que si une consommation raisonnable est bonne pour la santé, un abus provoque systématiquement l’effet inverse : or l’alcool tue aujourd’hui bien plus de monde qu’il n’en sauve !

D’autant plus que le piège peut se refermer très vite : certaines industries proposent, notamment au jeune public, des boissons sucrées plus ou moins effervescentes qui « cachent » l’alcool et qui sont faciles à boire : une dépendance peut donc subvenir un peu plus tard…

La promotion des bénéfices de l’alcool est donc délicate car elle offre surtout une justification supplémentaire à ceux qui boivent déjà sans vraiment en donner l’envie à ceux qui n’y ont pas goût.

Circulez, y a rien à boire !

L’excès de boisson est aussi à l’origine de la moitié des accidents mortels de la route : l’atteinte du système nerveux entraîne une diminution de la vigilance, une perte du contrôle de soi et une euphorie qui font prendre des risques inconsidérés. Avec une alcoolémie de 0,80 g/l (environ 6 verres) la distance de freinage augmente de 14 mètres, soit la longueur d’un bus.

L’alcool a donc des conséquences sur la circulation routière tout comme il en a sur la circulation du sang dans votre organisme, autrement dit sur votre tension artérielle.

Le système cardiovasculaire du corps humain
– composé du cœur, des veines et des artères
– est fragilisé par l’excès d’alcool : le lien est désormais établi entre une consommation d’alcool excessive et l’hypertension.

Décryptage d’un système

Sous l’influence du cœur qui agit comme une pompe, la pression artérielle s’exerce en deux phases :
D’abord le cœur se contracte et permet le déploiement du sang à travers tout le corps. Appelée pression systolique, c’est à ce moment là que l’oxygène est apportée à tout l’organisme et que la tension est la plus intense. C’est donc cette pression systolique que mesure votre médecin au moment où le garrot provoqué par le brassard se desserre.
Puis la seconde phase, dite pression diastolique, où le cœur se décontracte pour permettre aux cavités cardiaques de se remplir à nouveau. La pression diastolique s’exerce entre chaque pulsation.

L’hypertension se manifeste quand la pression subie par les parois des veines et des artères est trop intense lors du passage du sang. Cette forte pression artérielle fatigue plus rapidement le cœur et provoque à long terme le rétrécissement des artères (par l’épaississement) tout en accélérant leur vieillissement.

En période de stress, la tension augmente naturellement mais chez les personnes hypertendues celle-ci reste constamment élevée. Un traitement est alors indispensable car les risques sont importants : l’organisme est en effet plus exposé aux crises cardiaques, aux attaques cérébrales, aux angines de poitrine, à l’insuffisance cardiaque ou encore à des troubles de la vision (pouvant aller jusqu’à la perte totale de la vue).

La fréquence de l’hypertension artérielle augmente régulièrement avec l’âge et touche une personne sur deux âgées de plus de 80 ans. Mais le rôle important de l’alcool et de l’obésité fait que cette maladie est de plus en plus fréquente même chez les plus jeunes.

La boisson est en fait le troisième facteur d’hypertension derrière l’âge et le poids. Suivent ensuite le tabac et une mauvaise hygiène de vie (manque d’exercice physique et alimentation trop riche en sel).

Une maladie sournoise

Malheureusement l’hypertension est difficile à déceler car elle est asymptomatique (voir l’encadré). Généralement c’est au cours d’une visite de routine chez le médecin que l’on découvre le mal : il est donc nécessaire de faire mesurer sa tension artérielle régulièrement (au moins une fois par an) pour obtenir un traitement rapide en cas de nécessité.

Si une hypertension est déclarée, il est recommandé de suivre et de contrôler par vous-même votre tension chaque semaine : notez les valeurs obtenues et faites en part à votre médecin. Votre pharmacien vous conseillera dans le choix et l’utilisation d’un autotensiomètre à domicile fiable.
Les mesures à domicile effectuées dans les règles (régulièrement, aux mêmes heures, avant la prise de médicaments et dans le calme, après cinq minutes de repos) permettent de rendre le traitement plus efficace et d’éviter « le syndrome de la blouse blanche » (une anxiété qui gagne certains patients à l’entrée du cabinet, augmentant le taux d’adrénaline et par conséquent celui de la tension).

Seul le médecin peut déterminer un éventuel traitement à suivre. Pris sous forme de médicament générique, celui-ci vous permettra de contribuer à la pérennisation du système de santé national tout en bénéficiant de la même qualité de soins (avec souvent des innovations et la certitude de toujours trouver la même molécule dans les différents pays). Mais la médication n’est pas forcément nécessaire pour combattre l’hypertension, parfois l’adoption d’une meilleure hygiène de vie suffit à réduire la tension. Il faut alors réviser ses habitudes alimentaires, sa consommation de tabac et d’alcool.

Jamais trop tard pour bien faire

Et en ces temps de fête où les occasions de prendre un verre se multiplient, les effets de la boisson sur la tension artérielle ne sont donc pas à négliger. Pour les grands buveurs (plus de trois verres par jour) qui souffrent d’hypertension, les effets de l’alcool sont heureusement réversibles puisqu’une baisse de la consommation permet de la réduire au bout de quatre à six semaines en moyenne. La baisse ou l’arrêt de la consommation d’alcool est donc recommandée car elle permet une réduction non négligeable des risques d’accidents vasculaires cardiaques ou cérébraux.

Les études montrent aussi que la baisse du chiffre est la plus significative chez les personnes ayant une très haute tension au départ et chez ceux qui ont réduit le plus leur consommation d’alcool. Autant dire que ces constatations valent bien un petit effort dans la maîtrise de la consommation d’alcool des personnes hypertendues. et de celles qui ne veulent pas le devenir !

DÉCOUVRIR SON HYPERTENSION

L’hypertension est généralement asymptomatique, c’est-à-dire sans symptôme particulier. Cependant certaines situations doivent vous mettre en alerte :

– maux de tête accompagnés de fatigue,
– palpitations.
– bourdonnements d’oreilles,
– vertiges,
– saignements de nez,
– confusion ou somnolence,
– fourmillements dans les mains ou les pieds.

Soigner le diabète de type 2

  Regenere / Thierry Casasnovas   Ajoutée le 28 sept. 2016 Episode 7 : le diabète ! Type 2 et même Type 1, embarquez avec moi dans une formidable aventure à la découverte de la « cause des causes » de ces « maladies » présentées comme progressives et inéluctables. Vous y découvrirez tous …

Guy Lacoste

Guy Lacoste témoigne comment il s’est soigné du cancer et de l’arthrose avec le jeûne. Il apporte aussi sa compréhension de l’hygiène de vie à adopter pour une bonne santé.

Jeûne intermittent ( Blizatom )

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jeuneintermittentJeûne intermittent : 15 effets sur votre santé

Le jeûne intermittent continue son chemin en France, notamment grâce vos résultats incroyables avec le Fasting.

De mon côté, je commence à bien connaître les avantages à jeûner un peu tous les jours, et vous ?

Dans cet article, je voulais faire le point en 2015 des changements radicaux dont vous profitez avec le jeûne intermittent. Vous êtes des milliers à le pratiquer tous les jours pour la perte de poids.

Mais pour la santé ? Les résultats de mes recherches sont incroyables.

Vous me connaissez, je fais en sorte de toujours valider scientifiquement avant de vous en parler…

Le temps et l’argent nécessaire aux études sur les humains rendent les conclusions un peu lentes, mais ça arrive ! La bonne nouvelle, c’est que les retours continuent à être positifs et les nouvelles découvertes bluffantes.

La science continue à faire des progrès, et les études sur le sujet affluent.

Sans plus attendre, je vous propose de voir les 15 effets qui vont tout changer quand on jeûne régulièrement. Vous allez voir qu’ils se cumulent pour un changement total sur les plans métaboliques, physiques et bien sûr santé.

Votre métabolisme change avec un nouveau rythme

Pour vous expliquer en deux mots ce qu’on appelle le métabolisme, c’est la façon dont fonctionne votre corps : quelles hormones sont produites, à quelle heure, et surtout votre consommation d’énergie tout au long de la journée.

Les effets observés vont donc avoir un impact très fort sur l’ensemble de votre corps. Ça commence par l’intérieur !

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Effet 1 : une modification du rythme circadien

Le rythme circadien, c’est un peu l’horloge de votre métabolisme. À certaines heures précises, il déclenche la libération d’hormones qui vous réveillent le matin, vous donne faim le midi et vous endorment le soir.

Chez beaucoup d’entre vous, ce rythme est cassé. Vous avez faim toute la journée, vous n’arrivez pas vous endormir le soir… vous vous réveillez sans trop d’énergie.

Ce qui surprend le plus quand on commence le Fasting, c’est de voir à quelle point il est facile de changer de rythme. En forçant des repas à heures fixes et en réduisant sa plage d’alimentation, le corps se ré-organise sur cette nouvelle organisation.

Jour après jour (pensez à un décalage horaire), vous vous habituez et vous finissez avec un nouveau rythme circadien : vous avez faim quand c’est l’heure de manger, vous dormez mieux et vos matinées sont pleines d’énergie.

Ce premier changement va influencer tous les autres… rien qu’en changeant vos horaires, votre “planning hormonal” évolue et vous transforme de l’intérieur.

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Effet 2 : Réduction de la production d’insuline

Je parle souvent de l’insuline parce qu’elle est au coeur de la prise de poids : c’est l’hormone qui est en charge du stockage.

Lorsque vous êtes en surpoids, vous avez tendance à trop en produire, et le corps développe une résistance. Cette résistance à l’insuline est un des plus gros soucis de santé publique, à cause du manque d’activité physique et de l’abondance de nourriture dans notre société moderne.

Pour pouvoir maigrir et limiter le stockage quand vous mangez, réduire les niveaux est une priorité.

Si vous arrêtez de manger pendant plusieurs heures, la production se réduit… immédiatement mais aussi de façon chronique, ce qui veut dire que vous profitez de cet effet sur la durée, jour après jour.

Votre corps apprend à faire son travail avec moins d’insuline : votre sensibilité est améliorée. Ce changement à lui seul entraîne une cascade d’effets positifs (prise de muscle plus facile, moins de stockage, satiété plus rapide…).

Cet effet a été démontré chez les hommes (voir étude)

L’insuline est au coeur de la gestion de votre poids, ce changement se suffirait à lui seul pour maigrir.

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Effet 3 : Augmentation de l’hormone de croissance

L’hormone de jeunesse comme on l’appelle souvent (à cause de ses effets rajeunissant quasiment immédiats), ou aussi hormone du fitness car produite durant l’exercice, est de plus en plus difficile à produire au fur et à mesure qu’on vieillit.

C’est une des raisons pour laquelle maigrir est plus dur avec l’âge.

Elle permet de créer de la masse musculaire et de récupérer plus rapidement. Pour ces raisons, elle est interdite dans les competitions sportives et est considérée comme du dopage.

Vous pouvez vous payer des injections à prix d’or… ou bien augmenter la production naturellement.

La première façon est de faire de l’exercice physique, un effet bien connu pour vous garder en forme… l’autre est de jeûner quelques heures.

Et oui, même pas besoin de sport pour ça : la production augmente en flèche lorsqu’on s’abstient de manger (en 24h, 1300% chez la femme et 2000% chez l’homme). (voir l’étude)

En plus d’améliorer votre condition physique (elle force la création de muscles et la réduction de la masse graisseuse), cette hormone ralentit le vieillissement.

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Effet 4 : Accélération du métabolisme

Il y a un vieux mythe qui traîne : sauter des repas réduirait le métabolisme, on stockerait plus après un jeûne… c’est faux !

Contrairement à ces idées reçues, non seulement le métabolisme ne baisse pas… mais il augmente !

Toujours grâce aux modification hormonales, on note une augmentation du métabolisme entre 3,6 et 14% (voir étude).

Vous allez donc dépenser plus d’énergie dans votre journée. Cette différence va se retrouver sur la balance…

En bref : quand vous jeûnez, vous réduisez les niveaux d’insuline tout en augmentant ceux d’hormone de croissance. Ça a pour effet d’accélérer le métabolisme. Un triple avantage.. surtout quand on veut perdre du poids.

Le jeûne court terme améliore la condition physique

Ça va presque sans dire pour un site dédié à la perte de poids, mais c’est l’aspect du jeûne qui a été le plus testé dans les études sur le sujet.

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Effet 5 : Vous allez perdre du poids

Pour perdre des kilos, il “suffit” de manger moins que ce que l’on dépense. Il y a une infinité de solutions pour y arriver (aussi bien réduire la taille de ses repas que de faire du sport), mais réduire le nombre de repas est une des plus faciles.

Ça semble bête, mais moins vous passez de temps à manger dans une journée… et plus vous réduisez votre apport calorique sans même y penser… les effets hormonaux font le reste du travail.

Du coup pour ça, pas besoin de faire des efforts incroyables, des portions ou du sport.

Les études montrent en moyenne une réduction de l’apport calorique de 30% quand on se met au jeûne intermittent… soit environ 1 kilo par semaine. C’est exactement ce que je vous recommande avec le Fasting.

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Effet 6 : Surtout réduire votre masse grasse

C’est bien de peser moins, mais ça ne sert à rien si on perd du muscle ou de l’eau… avec le jeûne on a de la chance : c’est principalement de la graisse.

La raison tient aux améliorations hormonales qu’on a vu dans la partie précédente : avec moins d’insuline, plus d’hormone de croissance et autres (adrenaline et cortisol), vous facilitez le cassage des graisses et son utilisation en énergie.

Dans cette étude par exemple (voir étude), les participants ont perdu surtout autour de la taille, ce qui montre une perte de graisse viscérale (la pire graisse, celles qui est autour des organes).

Comparé à une réduction de calories classique, le jeûne alterné préserve bien mieux la masse musculaire (voir étude).

Plus de muscles, ça veut dire moins de graisse pour deux raisons : proportionnellement vous réduisez le % de masse grasse… et aussi, ça vous aide à maigrir car les muscles dépense plus d’énergie que les autres tissus.

En bref : réduire votre période de nutrition vous aide à manger moins de calories sans trop y penser… tout en augmentant votre métabolisme, ce qui en fait un outil très efficace pour mincir facilement.

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Effet 7 : réduction des risques de diabètes

Le diabète de type 2 apparait au cours de la vie et dépend beaucoup de notre mode de vie (contrairement au type 1 avec lequel on nait).

Le souci principal est d’avoir trop de sucre dans le sang, et pas assez d’insuline pour le stocker à temps : les concentrations de sucre deviennent toxiques.

C’est surtout parce que le corps ne réagit plus à l’insuline : il est désensibilisé.

Vous vous souvenez que le jeûne améliore la sensibilité à l’insuline (et donc son efficacité). Ça a un effet préventif contre la formation du diabètes. (voir étude)

Le fait de jeûner régulièrement a donc un effet impressionnant sur la présence de sucre dans le sang et donc sur l’apparition du diabètes, aussi bien chez les rats que chez les hommes.

Cet effet est tellement impressionnant qu’une expérience sur 2 ans est en cours pour guérir des diabétiques de type 2 avec le jeûne. Fini les d’injections d’insuline, plus de médicaments… résultats en 2017 !

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Effet 8 : meilleure réponse au stress oxydatif

Les mitochondries sont les générateurs d’énergie de nos cellules. Lorsqu’elles produisent de l’énergie, elles laissent des déchets, qu’on appelle radicaux libres. Ils sont libres car non attachés et partent à la dérive.

Imaginez des petits astéroïdes, errant dans l’espace de vos cellules. Leur trajectoire est aléatoire et le contact avec d’autres molécules peut faire des dégâts.

Souvent, ils réagissent alors avec des molécules du corps sans qu’ils soient supposés le faire : protéines, ADN… ce qui perturbe le fonctionnement du corps et génère des mutations.

Face à ça, les anti-oxydants (vitamine C, E, calcium) de votre alimentation “attrapent” les radicaux libres avant qu’ils ne fassent trop de dégâts. C’est surtout de là que vient l’aura santé des fruits et légumes, source principale d’anti-oxydants dans notre alimentation.

Lorsque vous jeûnez, vous forcez le corps à changer de deux façons :

– pour être plus efficace, il remplace les “vieilles” mitochondries, celles qui produisent le plus de radicaux libres, par des nouvelles
– il augmente la production naturelle d’anti-oxydants

Vous avez donc une meilleure production d’énergie, et vous résistez mieux au stress oxydatif grâce à votre superdose naturelle d’anti-oxydants.

Comme je l’avais expliqué dans mon article sur le « stress benéfique » (sur cette page), c’est beaucoup plus efficace que de les prendre dans l’alimentation ou en gélules.

Le jeûne anti-cancer ?

Le développement de cancers est lié à l’apparition des radicaux libres, car ceux ci génèrent des mutation lorsqu’ils rencontrent des branches d’ADN. Une meilleure gestion du stress oxydatif comme vu au-dessus va donc prévenir l’apparition de ces cancers.

En plus de cette prévention, s’abstenir de manger aurait deux effets supplémentaires contre les cancers…

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Effet 9 : L’autophagie des cellules malades

Ce petit effet “bonus” nous montre qu’encore une fois, le stress n’est pas forcément une mauvaise chose car il pousse le corps à se défendre.

Imaginons que vous ayez déjà des cellules cancéreuses. Les mutations sont là.

Ces cellules sont moins efficaces que des cellules saines, et donc font moins bien leur travail. Lorsque vous jeûnez, vous forcez votre corps à faire le ménage.

Dès qu’il a besoin de protéines, il va casser les cellules “malades” afin de récupérer les matériaux et construire des cellules saines avec (un peu comme les mitochondries).

À chaque jeûne, vous faites donc du neuf tout en nettoyant les cellules malades (voir étude)

Cet effet sert également à vous rendre plus fort : le corps fait la même chose pour les muscles, en cassant en priorité les fibres les plus faibles.

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Effet 10 : une réduction de la prolifération cellulaire

Lorsqu’un cancer se développe, les cellules malades se reproduisent plus vite que les cellules saines, jusqu’à toucher les autres parties du corps (le métastase). C’est à ce moment là que les chances de survie se réduisent.

Empêcher la prolifération cellulaire est donc essentiel pour rester en vie.

Chez les souris, on observe justement que les tumeurs se développent beaucoup moins bien lorsqu’elles suivent un protocole de jeûne.

Dans une étude de janvier 2015, un groupe de scientifique en déduit que le jeûne empêcherait le développement des cancers du sein, notamment grâce à la réduction du taux de sucre dans le sang dont on parlait dans l’effet 2 (voir étude)

Comment est-ce possible ? Contrairement aux cellules saines qui acceptent différents types d’énergie, les cellules cancéreuses ont besoin de glucose (sucre).

Le jeûne participe à un métabolisme moins sucré grâce aux effets positifs sur le métabolisme dont je parlais au-dessus. Moins de sucre, moins de cellules cancéreuses.

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Effet 11 : une résistance aux radiations

Enfin, le troisième effet qui va vous protéger contre les cancers : en état de jeûne, vos cellules saines sont plus résistantes aux agressions.

Ça pourrait être un effet à lui tout seul : le jeûne renforce le système immunitaire… au point de le renouveler complètement en 3 jours.

Comme nous l’avons vu, les cellules cancéreuses (mutées) ne sont pas aussi fonctionnelles que des cellules saines. Elles ne se protègent pas aussi bien, surtout en l’absence de glucose (sucre sanguin), leur carburant de prédilection.

Si vous suivez une radiothérapie (l’exposition des tumeurs à des radiations), un jeûne juste avant va protéger les cellules saines… alors que les cellules cancéreuses seront plutôt affaiblies. (voir étude)

Dans ce contexte, le jeûne aide donc également.

Santé à long terme

Les changements du métabolisme se font en quelques semaines, le temps que votre corps s’habitude à votre nouveau mode de vie. Quand vous pensez à toutes ces années ou vous avez fonctionné différemment, c’est très rapide.

Je vous passe les effets bénéfiques liés directement à la perte de poids : quand on perd du poids on a tendance à être en meilleure santé. Beaucoup d’études sont en cours sur le long terme… ce qui veut dire qu’on aura pas des résultats définitifs tout de suite.

En revanche, on a quelques changements déjà établis, qui justifient de continuer le jeûne au delà de la perte de poids.

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Effet 12 : un vieillissement du cerveau ralenti

Les étude humaines et animales ont montré que le jeûne intermittent influence la plasticité du cerveau (en gros sa capacité à s’adapter, à apprendre et mémoriser), améliore les performances sur les tests de mémoires chez les personnes âgées. (voir étude)

J’ai abordé cet effet surprenant dans un article complet. Le fonctionnement du cerveau est complexe, évidemment, mais le principe est assez simple : lorsque vous mettez vos cellules dans une situation de manque contrôlée (le jeûne dans ce cas), elles deviennent plus fortes et plus efficace à gérer le stress.

Dans certains cas, ça peut même amener à la création de nouveau neurones, quelque chose qu’on pensait impossible il y a quelques années. Et simplement en jeûnant !

Du coup, le jeûne aide à réduire le risque pour les maladies neuro-dégénératives… mais aussi améliore la qualité de vie de ceux déjà affecté par ces maladies.

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Effet 13 : Réduction de l’anxiété et de la dépression

Vous avez peut-être remarqué, mais quand on jeûne on a tendance à se sentir calme, concentré et en général en forme.

Une revue des études sur le jeûne (voir étude) a montré que cet effet se retrouve dans les expériences, avec une amélioration de l’humeur en quelques jours.

Les scientifiques ne savent pas trop par quel mécanisme, mais supposent qu’une amélioration de la qualité du sommeil et de la production d’hormones jouent un rôle crucial…

La conclusion : une réduction général des troubles anxieux et dépressifs chez ceux qui jeûnent.

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Effet 14 : Une diminution des risques cardio-vasculaires

On a observé dans les études statistiques que les populations qui jeûnaient pour des raisons culturelles ou religieuses avaient moins de problèmes cardiaques. Dur d’en tirer des conclusions pour nous : ils ont tendance à fumer moins et s’abstenir de boire de l’alcool.

Dans les études animales, les scientifiques ont remarqué des améliorations du systême cardio-vasculaires similaires à faire de l’exercice : meilleure pression artérielle et réduction du cholestérol circulant.

Les premières études humaines confirment également ces bénéfices (étude 1étude 2). Même si dans un premier temps le cholestérol sanguin augmente (aussi bien le mauvais LDL-C que le bon), ça permet au corps de se servir de la graisse comme énergie (au lieu du sucre), et de réduire le nombre de cellules graisseuses.

Après seulement 6 semaines, les taux de cholestérol LDL et de triglycérides (graisses) circulant dans le sang chutent (-12%), et la pression artérielle se réduit.

Suite à ces découvertes, le Intermountain Healthcare Medical Center en charge de ces études a également reçu des fonds pour développer un protocole visant à guérir diabètes et troubles cardiaques par le jeûne.

En attendant ces résultats visant à montrer que tout le monde peut jeûner sans danger, consultez votre médecin avant de jeûner si vous êtes enceinte, diabétique ou sujet à des troubles cardiaques.

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Effet 15 : une augmentation de la durée de vie

Avec tous ces effets bénéfiques, cette dernière conclusion n’est pas surprenante.

Depuis les années 30, on sait que chez les souris, le simple fait de jeûner régulièrement allonge leur durée de vie. Dans une étude de mai 2000, elle augmente en moyenne de 40%, passant de 48 à 64 semaines (voir étude).

Ce genre d’étude est difficile à reproduire chez les humains… Allons nous vivre jusqu’à 120 ans simplement en jeûnant ? Dur à dire !

Les études qui concluent une amélioration de la longévité chez les humains se basent sur des marqueurs comme la production d’insuline, les taux de cholestérol et triglycérides, la pression artérielle… qui s’améliorent tous avec le jeûne.

Alors en cumulant les 14 effets précédents, chacun influençant la santé de façon indéniable, il n’y a aucun doute que vous allez vivre plus longtemps… ne serait-ce qu’en perdant votre graisse viscérale.

Aucun label ne préserve les animaux de la souffrance

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Maltraitances, matériel défaillant et inapproprié, violation de la réglementation européenne…: l’association L214 diffuse ce matin une 2015-02-17-an-chay-the-naovidéo effroyable réalisée dans l’abattoir intercommunal du Vigan (Gard) certifié bio par Ecocert.

Aucun label ne préserve les animaux de la souffrance, la mort bio n’existe pas. C’est ce que prouve la vidéo diffusée ce matin par l’association L214, 4 mois après avoir révélé le scandale de l’abattoir d’Alès. Réalisées entre juin 2015 et février 2016 dans le Gard, au sein de l’abattoir intercommunal du Vigan certifié bio par Ecocert, les images dévoilent une fois de plus l’insoutenable vérité. En prime : le sadisme de certains membres du personnel.

La plongée en enfer débute dès les premières secondes. Blottis les uns contre les autres, dos tourné à leur bourreau, les moutons ne veulent pas entrer dans le couloir d’amenée. Agacé, l’opérateur attrape les bêtes par les oreilles, la queue, puis les balance violemment. Les animaux s’écrasent contre la barrière de fer, les pattes brisées. Et maintenant, place aux jeux barbares. Pour faire marrer son collègue, un type chargé d’étourdir les animaux s’amuse à rater la manœuvre. L’homme place la pince électrique à plusieurs reprises contre la tête du mouton, en tabasse un autre, mime leurs souffrances. Éclats de rire abjects. Plus loin, c’est au tour des cochons de subir les sévices. Coups d’aiguillon électrique sur la tête, application du courant durant plus de 20 secondes, il faut s’y reprendre à plusieurs fois. En vain. Les cochons aux tempes fumantes sont saignés encore conscients. Matériel défaillant aussi pour les bovins.

La vidéo réalisée dans l’abattoir du Vigan. Attention images choquantes :

Piégés dans un box, ils doivent recevoir le coup de tige perforante censé les étourdir. Problème : le box n’est pas adapté à leurs cornes. Les animaux reculent, l’étourdissement devient hasardeux. Suspendus à la chaîne d’abatage, les bovins reprennent conscience. À aucun moment, le personnel de l’abattoir ne réalise l’étourdissement de secours. Durant les mois de tournage de cette enquête, « aucun vétérinaire officiel n’intervient pour exiger des mesures correctives », note L214. La réglementation européenne (854/2004 CE) exige pourtant la présence d’un vétérinaire chaque jour d’abattage afin de procéder à des inspections et garantir le respect des normes de protection animale.

« La bonne adresse » peut-on lire sur la plaquette promotionnelle

L’abattoir intercommunal du Pays viganais et son atelier de découpe sont agréés européens et bio par Ecocert. Tous les ovins, bovins, porcins et caprins proviennent des exploitations alentours (100 Km). Leur viande est également vendue localement. Avec 6000 animaux abattus par an, cet établissement de proximité est censé consolider l’élevage local. Construit en 1988, l’abattoir du Vigan a été « repris en gestion par la communauté de communes du Pays viganais et totalement rénové en 2009 pour répondre aux normes européennes », peut-on lire sur le site Mairie-conseils.

Au total, 1 million d’euros a été investi, subventionné à 42%. « La bonne adresse ! », se targue l’abattoir sur sa plaquette promotionnelle qui précise que « tous les agents ont été formés et ont obtenu un certificat de compétence pour la protection animale ». Dans un article du « Midi Libre » daté du 29 août 2010, Laurent Kauffmann, directeur de l’abattoir du Vigan, assurait : « Nos agents ne font pas souffrir les animaux. C’est un aspect sur lequel nous sommes très vigilants ». Contacté lundi soir par téléphone à propos de l’enquête réalisée par L214, il s’étonne : « Je suis très surpris… Seules 3 personnes travaillent ici, on n’est pas 24 heures sur 24 derrière les gens… L’abattage se passe selon la réglementation en vigueur, nous sommes suivis par les services de la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations, ndlr). Un vétérinaire de la DDPP est présent sur le site les jours d’abattage, il ne m’a jamais fait part de tels agissements au sein de mon établissement ».

Pour Brigitte Gothière, porte-parole de l’association L214, « il est temps de regarder en face et avec honnêteté la réalité de l’abattage des animaux, une réalité dont même les abattoirs à taille humaine et certifiés ne peuvent masquer la cruauté. Nous demandons aux parlementaires de dépêcher une commission d’enquête pour faire la lumière sur des pratiques trop longtemps dissimulées au public. La souffrance des animaux et le droit à l’information doivent enfin être pris au sérieux. » L214 porte plainte auprès du parquet d’Alès contre l’abattoir intercommunal du Vigan et lance une pétition demandant la création d’une commission d’enquête sur les abattoirs.

Expatriés à Dublin, Déménager à Dublin

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Coraline PlichonForteresse danoise, garnison des Saxons, auguste capitale d’une nation gaélique », tels étaient les mots de Louis Mac Neice quand il décrivit Dublin dans l’un de ses poèmes. Cette cité, vieille de plus d’un millénaire, est le centre de la vie économique et politique du pays. Et malgré la modernité qui s’impose progressivement, on retrouve à chaque coin de rue les légendes des anciens peuples, figées dans de somptueux monuments.

 

La charte de bonne utilisation back_groupFacebook groupe

Les bénéfices du jeûne

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Le jeûne, qu’est-ce que c’est ?

Le jeûne est sans doute l’une des plus anciennes approches d’autoguérison. Même dans la nature, les animaux cessent instinctivement de manger quand ils sont malades ou blessés. Le jeûne complet consiste à s’abstenir de tout aliment (solide et liquide), à l’exception de l’eau, pendant une période plus ou moins longue dans le but de reposer, détoxiquer et régénérer l’organisme. Selon ses tenants, le jeûne contribuerait au maintien d’une bonne santé, au même titre qu’une saine alimentation, l’exercice physique et l’équilibre émotif.

Les gens qui entreprennent un jeûne le font généralement pour « faire un grand ménage » ou donner au corps des conditions optimales de guérison. De tout temps, il a également été associé à des pratiques spirituelles ou religieuses. Il procurerait en outre un sentiment de clarté d’esprit et de « désencombrement mental »1. L’application du jeûne à des fins thérapeutiques demeure toutefois un sujet controversé. Certains praticiens y voient un danger pour la santé ou croient qu’il serait imprudent de l’entreprendre sans la supervision d’un professionnel de la santé.

Jeûne complet ou jeûne partiel ?

Bien qu’on utilise librement le terme « jeûne » pour englober plusieurs types de cures et de jeûnes2-9, il importe de faire une distinction entre le jeûne complet et les cures. Au cours d’un jeûne véritable, seule l’eau est permise et on recommande le repos complet. La cure (ou jeûne partiel) est plutôt basée sur diverses diètes restreintes comprenant des jus de fruits, de légumes ou d’herbe de blé, et parfois certains autres nutriments (céréales, pousses, infusions, bouillons, suppléments alimentaires, etc.).

Ces cures, qui se veulent souvent thérapeutiques, peuvent être adaptées aux besoins particuliers des jeûneurs et varient selon l’approche des intervenants. Elles conviennent aux personnes qui ont des besoins particuliers, qui ne peuvent, en raison de leur santé, vivre un jeûne complet, ou qui souhaitent s’initier au jeûne par une approche plus douce.

Bien que la tradition reconnaisse les vertus du jeûne, les premiers fondements scientifiques ne remontent qu’à la fin du XIXe siècle. Le Dr Isaac Jennings (1788-1874) fut l’un des premiers médecins américains à le préconiser. C’est en 1822 qu’il renonce à l’usage de la médication et qu’il opte pour une nouvelle science de la santé basée sur des principes naturels, dont le jeûne, que l’on appela ensuite hygiène naturelle ou système hygiénique. D’autres praticiens l’ont imité, mais on doit principalement à Herbert M. Shelton3 (1895-1985), chiropraticien et naturopathe, reconnu comme le père de l’école hygiéniste, d’avoir élaboré un protocole basé sur un jeûne strict à l’eau, sans exercice physique. Il s’agissait d’un repos physiologique complet – que recommandait Socrate il y a 2 500 ans! – qui permettrait d’aiguiser l’esprit.

Diverses associations regroupent les promoteurs du jeûne. Mentionnons l’International Association of Hygienic Physicians (IAHP)2, un regroupement international de médecins et professionnels de la santé spécialisés dans la supervision du jeûne thérapeutique; l’International Natural Hygiene Society10; et la National Health Association11 qui, sous le nom de American Natural Hygiene Society, fut autrefois dirigée par Herbert M. Shelton.

Bio de Bernard Clavière, auteur du livre "Et si on s'arrêtait un peu de manger... de temps en temps"

http://www.arte.tv/guide/fr/043980-000-A/le-jeune-une-nouvelle-therapie

Professeur Henri Joyeux

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Autre médecine : faites passer le message !

Chers Amis de la Santé pour tous,Aujourd’hui 2 nouvelles, l’une bonne et l’autre mauvaise, me font prendre la plume. Commençons par la mauvaise.Vous avez été nombreux à réagir à ma dernière chronique sur les « cons-ommateurs » et ce choix de société que nous avons à faire : la lutte est trop inégale me dites-vous. Nous ne faisons pas le poids face aux géants de l’industrie !Votre dépit, je ne le partage pas et voici pourquoi, c’est l’objet de ma seconde et bonne nouvelle :Vous étiez, il y a une semaine, 300 000 à lire régulièrement mes chroniques et à vous engager pour un mode de vie plus sain.

J’ai fait appel à votre soutien et vous avez été des dizaines de milliers à relayer mon message autour de vous… Vous avez été entendu : près de 10 000 personnes se sont inscrites depuis ! Et cela continue.Merci ! Merci de votre engagement.Que faisons-nous maintenant ? Enfonçons le clou.Avec vos familles et vos proches, cela fait au moins 1 million de personnes qui savent à quel point ce que nous mettons dans nos assiettes est important pour notre santé et —le mot n’est pas trop fort — pour notre bonheur.Quand je vois votre engagement, quand je lis vos message, je sais que nous pouvons être bientôt 10 millions ! 10 millions de personnes à faire des choix éclairés pour notre vie et notre avenir.Il ne tient qu’à nous de faire le poids, il ne tient qu’à nous de soutenir nos idées et nos engagements !

Pour cela, j’ai besoin de vous. J’ai besoin que vous transmettiez encore et encore à tous vos proches ce message d’espoir.C’est très simple : il vous suffit de choisir, parmi vos contacts, ceux dont vous pensez qu’ils seraient le plus intéressés par mes lettres. Puis de leur transférer ce message en leur demandant d’inscrire leur adresse e-mail ici.Dites-leur qu’il y a une autre médecine ! (voir ma Lettre Dites-leur qu’il y a une autre médecine)

Merci de votre confiance et à très bientôt ! Professeur Henri Joyeux


La Lettre du Professeur Joyeux est un service d’information indépendant sur la santé, spécialisé dans la prévention des maladies auprès du grand public et des familles. Rendez-vous ici pour vous inscrire gratuitement.

Natasha Campbell

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Dr Natacrbst_rondelle-de-pommes60krsha Campbell-McBride explique l’importance cruciale de l’alimentation sur notre santé, son efficacité sur les maladies dégénératives et les pathologies modernes. Un reportage de Pasture Promise www.pasturepromise.tv

 

 

 

L’alimentation pour guérir…

A l’aide d’aliments naturels bien ciblés et de quelques compléments, ce nouveau mode d’alimentation vise à restaurer la perméabilité intestinale, rétablir une flore saine et détoxiquer l’organisme.

Basées sur les recherches du Dr. Natasha Campbell-McBride, les prestations que nous offrons s’adressent notamment aux personnes souffrant du syndrome entéropsychologique (ou GAPS, Gut and Psychology Syndrome).

Le syndrome entéropsychologique regroupe principalement :

Restaurer, assainir et détoxiquer

Le traitement vise à détoxifier le patient, à dissiper le «brouillard» toxique qui empêche le cerveau de se développer et de fonctionner correctement. Il importe pour cela de nettoyer et de soigner le système gastro-intestinal afin qu’il cesse de constituer la principale source d’intoxication de l’organisme et qu’il remplisse sa fonction, à savoir nourrir l’organisme. Les substances toxiques véhiculées par notre sang (et qui pénètrent dans le cerveau) étant à plus de 90% issues des intestins, le traitement des intestins fait chuter de manière spectaculaire le niveau de toxicité de l’organisme.

Cet objectif est poursuivi au moyen d’un programme nutritionnel, inspiré à la fois par l’expérience familiale de Dr. N. Campbell McBride et sa pratique clinique auprès de milliers d’enfants et d’adultes souffrant du syndrome entéropsychologique à travers le monde.

Prévention

Le centre de Nutrition Holistique, certifié officiellement GAPS, conseille volontiers les personnes souhaitant simplement préserver leur capital santé; le type d’alimentation proposé diminue les risques de développer des maladies dites de civilisation comme : hypertension, diabète, problèmes digestifs divers, côlon irritable, allergies, obésité, ostéoporose, maladies cardiaques, etc.

Les informations contenues dans ce site sont destinées à vous informer et ne sauraient en aucun cas se substituer à un avis médical, un traitement ou un diagnostic fait par un professionnel de la santé. Tout le contenu de ce site est là à des fins d’information générale uniquement.

Le centre de nutrition holistique et Denise Kruger Fantoli n’assument aucune responsabilité légale par rapport aux informations figurant sur les diverses pages de ce site.

Vous êtes responsables de vos propres choix en matière de santé.

Dr Natasha Campbell-McBride


Ce syndrome se trouve à la croisée des fonctions digestives et cérébrales. Cette appellation a été créée en 2004 par le Dr Natasha Campbell-McBride, Neurologue et Nutritionniste, après avoir travaillé avec des centaines d’enfants et d’adultes atteints de pathologies neurologiques et psychiatriques telles que troubles du spectre autistique, déficit d’attention avec ou sans hyperactivité, schizophrénie, dyslexie, dyspraxie, dépression, troubles obsessionnels compulsifs, trouble bipolaire et autres problèmes d’ordre neuropsychologique et psychiatrique.

La lecture de l’ouvrage Le syndrome entéropsychologique permettra de mieux comprendre ce syndrome, son étiologie ainsi que ses modalités de traitement par un protocole nutritionnel adapté

Une vue d’ensemble du syndrome

Notre monde vit une explosion d’épidémies : troubles envahissants du développement ou troubles du spectre autistique (TED), déficit d’attention avec ou sans hyperactivité, schizophrénie, dyslexie, dyspraxie, dépression, troubles obsessionnels compulsifs, trouble bipolaire et autres problèmes psychologiques et psychiatriques deviennent de plus en plus courants chez l’enfant comme chez le jeune adulte.

D’un point de vue clinique, ces pathologies se superposent bien souvent, et tel enfant atteint d’un trouble envahissant du développement pourra être également hyperactif et dyspraxique. On observe un chevauchement d’environ 50 % entre dyslexie et dyspraxie, et de 25 à 50 % entre hyperactivité d’une part, et dyslexie et dyspraxie d’autre part. Ces enfants, pour lesquels un diagnostic initial de dépression est souvent posé, présentent par la suite un risque accru de consommation de stupéfiants et d’alcool par rapport à leurs pairs ayant un développement normal. Souvent, le jeune adulte schizophrène aura également souffert de dyslexie, de dyspraxie, voire de déficit d’attention avec ou sans hyperactivité dans son enfance.

Schizophrénie et trouble bipolaire sont souvent considérés comme les deux faces d’une même médaille. Nous avons créé différents diagnostics, mais de nos jours aucun ne convient. Le profil de nos patients est aujourd’hui celui, plutôt brouillé, d’une superposition de symptômes tant neurologiques que psychiatriques.

L’examen clinique permet de constater que, outre leurs présumés problèmes mentaux, ces patients sont également très malades sur le plan physique. Troubles digestifs, malnutrition, allergies, asthme, eczéma, cystite chronique, candidoses et alimentation sélective sont largement représentés dans le tableau clinique.

Voir l’interview de Natasha Campbell L’aliment est le meilleur médicament (merci à Flos Apertus pour la traduction).

Quel est le scénario classique, cliniquement observable ?

Avant d’examiner le patient, il est essentiel de se pencher sur l’historique médical des parents. Lorsque l’on évoque les parents, c’est immédiatement la génétique qui vient à l’esprit. Il convient pourtant de rappeler que, outre leurs gènes, les parents, et la mère en particulier, transmettent à leurs enfants quelque chose de très important : leur propre flore intestinale qui est unique. Peu d’entre nous savent que les intestins, à l’âge adulte, abritent environ 2 kg de bactéries. Cette seule masse microbienne contient plus de cellules que tout le reste du corps. Il s’agit d’un microcosme de bactéries extrêmement organisé, dont certaines espèces doivent prédominer pour nous permettre de demeurer en bonne santé, tant physique que mentale. L’incidence de ces bactéries est beaucoup trop cruciale pour que nous nous permettions de l’ignorer. Nous parlerons plus loin en détail de la flore intestinale de l’enfant, mais revenons pour l’instant aux origines de cette flore, c’est-à-dire aux parents.

L’étude de centaines de cas d’enfants atteints de pathologies neurologiques et psychiatriques a mis en évidence un certain profil parmi les mères de ces enfants.

Nées dans les années 60 ou 70, lorsque l’allaitement était démodé, ces mères n’auront probablement pas été nourries au sein. Pourquoi ce facteur est-il aussi important ? Parce qu’il est bien connu que les enfants élevés au biberon développent une flore intestinale déséquilibrée, complètement différente de celle des bébés allaités et qui les prédispose plus tard à de nombreux problèmes de santé.

Dotées dès le départ d’une flore intestinale déséquilibrée, ces mères ont suivi plusieurs traitements antibiotiques dans leur enfance et leur jeunesse à l’occasion de différentes infections. Il est un fait établi que les antibiotiques endommagent notablement la flore intestinale en détruisant dans les intestins des colonies de bactéries bénéfiques.

À l’âge de 16 ans, voire parfois plus tôt, ces mères se sont vues prescrire la pilule qu’elles auront prise pendant un certain nombre d’années avant d’enfanter. La pilule contraceptive a elle aussi un effet néfaste sur les bactéries bénéfiques des intestins. L’une des principales fonctions de ces bactéries bénéfiques est de juguler quelque 500 différentes espèces de microbes pathogènes et opportunistes, pour ne citer que ceux connus de la science.

Lorsque ces bactéries bénéfiques sont attaquées, les espèces opportunistes peuvent aisément se développer et colonisent ainsi de vastes zones du système digestif. Notre alimentation moderne, à base d’aliments industriels raffinés, constitue l’alimentation de prédilection de ces pathogènes. Elle se trouve être également celle consommée par les mères dans leur enfance et leur jeunesse.

Tous ces facteurs étant cumulés, la flore intestinale des mères est, de nos jours, gravement perturbée au moment où elles s’apprêtent à avoir des enfants. En effet, les signes cliniques d’une dysbiose (flore intestinale anormale) sont présents chez près de 100% des mères d’enfants souffrant de problèmes neurologiques et psychiatriques. Les problèmes de santé les plus courants sont des anomalies de la sphère digestive, des allergies, des problèmes auto-immuns, un syndrome prémenstruel, une fatigue chronique, des maux de tête et ou encore des problèmes cutanés.

Les intestins du nouveau-né sont stériles. Pendant les vingt premiers jours environ de sa vie, la surface encore vierge des intestins du bébé se peuple de différents microbes. Il s’agit de la flore intestinale de l’enfant, qui jouera un rôle primordial dans sa santé pendant le reste de sa vie. D’où lui vient cette flore intestinale ? Principalement de sa mère.

En d’autres termes, le nouveau-né hérite de la flore microbienne sa mère, quel qu’en soit l’état.

On pense assez peu à la flore intestinale. Pourtant, le nombre de fonctions qu’elle remplit est tel que nous ne survivrions probablement pas à une stérilisation de notre système intestinal.

La première fonction, très importante, est celle de la digestion et de l’absorption des aliments. Un enfant qui ne dispose pas d’une flore intestinale équilibrée ne sera pas en mesure de digérer et d’absorber correctement les aliments, et accumulera à terme de nombreuses carences nutritionnelles. C’est ce que l’on observe souvent chez les enfants et les adultes souffrant de difficultés d’apprentissage, de problèmes psychiatriques et d’allergies. Nombres de ces patients sont mal nourris. Et même lorsque l’enfant présente une courbe de croissance normale, les bilans de laboratoire révèlent des carences nutritionnelles typiques en nombreux minéraux, vitamines, acides gras essentiels, acides aminés et autres nutriments très importants. Les carences les plus courantes, chez ces patients, sont les carences en magnésium, en zinc, en sélénium, en cuivre, en calcium, en manganèse, en soufre, en phosphore, fer, potassium, vanadium et en bore, ainsi qu’en vitamines B1, B2, B3, B6, B12, C, A, D, en acide folique, en acide pantothénique, en acides gras oméga 3, 6 et 9, en taurine, en acide alpha-cétoglutarique, glutathion et nombre d’acides aminés. Cette liste classique de carences englobe certains des nutriments les plus indispensables pour le développement et le fonctionnement du cerveau de l’enfant ainsi que pour son système immunitaire et l’ensemble de son organisme.

Outre la digestion et l’absorption normale des aliments, une flore intestinale saine assure la synthèse active de différents nutriments : vitamine K, acide pantothénique, acide folique, thiamine (vitamine B1), riboflavines (vitamine B2), niacine (vitamine B3), pyridoxine (vitamine B6), cyanocobalamine (vitamine B12), ainsi que différents acides aminés et protéines. Les bilans confirment systématiquement ces carences chez les personnes souffrant de dysbiose intestinale. L’expérience clinique montre que la restauration d’une flore intestinale saine constitue la meilleure modalité de traitement de ces carences.

La majorité des enfants et des adultes souffrant de problèmes neurologiques et psychiatriques ont le teint pâle et terreux, et les bilans révèlent des anémies plus ou moins prononcées qui n’ont rien de surprenant. Pour que notre sang soit de qualité, nous avons besoin de nombreux nutriments : des vitamines (B1, B2, B3, B6, B12, K, A, D, etc.), des minéraux (Fe, Ca, Mg, Zn, Co, Se, bore, etc.), des acides aminés et des acides gras essentiels. Non seulement ces patients ne parviennent pas à exploiter ces nutriments présents dans l’alimentation, mais la production de nombreux nutriments par leur propre organisme est également perturbée. En outre, les personnes dont la flore intestinale est déséquilibrée sont souvent colonisées par des bactéries pathogènes particulières, grandes consommatrices de fer (actinomyces spp., mycobacterium spp., colonies pathogènes d’e. coli, de corynebacterium spp. et bien d’autres encore). Ces bactéries consomment le fer issu de l’alimentation, laissant leur hôte carencé ; une supplémentation en fer ne fait malheureusement que renforcer la flore pathogène sans remédier à l’anémie. Pour surmonter son anémie, le patient a besoin de tous les nutriments mentionnés plus haut, dont nombre sont fournis par une flore intestinale en bonne santé.

Outre leur rôle actif dans la nutrition de l’organisme, les bactéries bénéfiques des intestins servent de gardiennes du système digestif. Elles revêtent toute la surface des intestins qu’elles protègent des attaques et des toxines, en offrant une barrière naturelle ; elles produisent par ailleurs nombre de substances antibactériennes, antivirales et antifongiques. Elles nourrissent également le revêtement de la paroi intestinale.

On estime qu’environ 60 à 70 % de l’énergie fournie à ce revêtement de la paroi intestinale dérive de l’activité des bactéries qui y sont implantées. Aussi n’est-il pas surprenant qu’une flore intestinale déséquilibrée puisse compromettre la santé du système digestif. La plupart des enfants et des adultes présentant des difficultés d’apprentissage, des troubles psychiatriques et des allergies souffre également de problèmes digestifs, souvent si sévères que ce sont eux que les patients (ou leurs parents) évoquent en premier.

Dans d’autres cas les problèmes sont plus légers, mais lorsque l’on pose aux parents des questions ciblées, ils constatent que leur enfant n’a jamais présenté de selles normales, que bébé il souffrait de coliques, et que douleurs abdominales, ballonnements et flatulences font généralement partie du tableau.

Les patients adultes décrivent le même type de symptômes. Pour ceux d’entre eux qui auront déjà été examinés par un gastro-entérologue, une inflammation intestinale associée à un fécalome avec débordement aura pu être diagnostiqué. Le Dr Andrew Wakefield et son équipe du Royal Free Hospital de Londres ont identifié à la fin des années 90 chez des enfants autistes une inflammation des intestins qu’ils ont qualifiée d’entérocolite autistique. Les graves problèmes digestifs des patients schizophrènes sont connus de tout temps. Le Dr Curtis Dohan, qui a consacré de nombreuses années à l’étude de ces anomalies dans le contexte de la schizophrénie, a trouvé nombre de similitudes entre la maladie coeliaque et l’état du système digestif des patients schizophrènes.

De mon expérience clinique, ces patients souffrent plus ou moins dès le début, et donc bien en amont de leur profil psychotique, de problèmes digestifs ainsi que de l’ensemble des symptômes caractéristiques d’une dysbiose intestinale. Enfants et jeunes adultes souffrant de déficit d’attention avec ou sans hyperactivité, de troubles obsessionnels compulsifs et autres problèmes neuropsychologiques sont très souvent connus pour leurs problèmes digestifs.

Quels sont les autres symptômes connus d’une dysbiose intestinale ?

Une flore intestinale efficace constitue le bras droit de notre système immunitaire. Les bactéries bénéfiques des intestins assurent la production de différentes cellules immunitaires, les immunoglobulines, ainsi que d’autres facteurs de l’immunité. Mais surtout, elles garantissent l’équilibre du système immunitaire. Dans le cas d’une dysbiose intestinale, on observe généralement un déséquilibre entre deux acteurs principaux du système immunitaire, les cellules Th1 et Th2, avec une activité excessive des Th1 au détriment des Th2. Sous l’effet de ce déséquilibre, le système immunitaire se met à réagir de manière allergique ou atopique à la plupart des stimuli environnementaux.

Le bébé vient au monde avec un système immunitaire immature. L’éclosion d’une flore intestinale saine et équilibrée au cours des premiers jours de la vie joue un rôle crucial dans la maturation du système immunitaire. Faute d’acquérir cette flore de qualité, son immunité sera compromise avec pour conséquence une succession d’infections traitées par antibiotiques qui compromettront encore plus sa flore intestinale et son système immunitaire. Les infections les plus courantes au cours des deux premières années de vie de l’enfant souffrant de problèmes neurologiques, psychologiques et atopiques, sont les otites, les infections bronchiques, les maux de gorge ainsi que l’impétigo. C’est également pendant ces deux premières années que l’enfant reçoit toute une série de vaccins. Un enfant au système immunitaire affaibli pourra réagir de manière imprévisible aux vaccins. Dans la plupart des cas, ces derniers aggravent le système immunitaire et deviennent un facteur chronique et persistant d’infections virales et de problèmes auto-immuns.

Les nombreuses recherches publiées sur le thème du système immunitaire des enfants et des adultes souffrant de troubles de l’apprentissage et de problèmes psychiatriques font état de profondes anomalies au niveau des principaux groupes de cellules ainsi que des immunoglobulines. Les auto-anticorps les plus courants sont dirigés contre la protéine de base de la myéline et celle des neurofilaments des axones. Deux types d’anticorps qui attaquent le cerveau et le reste du système nerveux.

Les patients (enfants ou adultes) dont il est ici question, ne disposaient pas au départ d’une flore intestinale normale, et leur flore s’est aggravée au fil des traitements antibiotiques et des vaccinations. Ces enfants et ces adultes souffrent généralement de problèmes intestinaux, d’allergies, d’asthme et d’eczéma.

Mais ce n’est pas tout. Un autre phénomène grave se produit chez ces personnes qui finiront par souffrir de problèmes neurologiques et psychiatriques. Sans l’effet régulateur des bactéries bénéfiques, différents virus, champignons et bactéries opportunistes et pathogènes ont tout le loisir de s’étendre sur de vastes zones du système intestinal et de les coloniser densément. Pour n’en citer que deux, que l’on retrouve quasiment systématiquement lors des recherches, il s’agit des levures (dont le Candida) et du genre Clostridium. Ces microbes pathogènes commencent à digérer les aliments à leur manière en produisant quantités de substances toxiques diverses qui sont ensuite absorbées dans le flux sanguin et acheminées jusqu’au cerveau en traversant la barrière hémato-encéphalique.

Le nombre et la combinaison de ces toxines, qui peuvent être très variables d’un individu à l’autre, induisent des symptômes neurologiques et psychiatriques différents. Par manque de bactéries bénéfiques, le système digestif, au lieu d’être une source de nutriments, devient un vecteur majeur d’intoxication pour l’organisme.

De quels types de toxines parlons-nous ici ?

Il existe de nombreuses toxines, peu étudiées à ce jour. Certaines toutefois ont fait l’objet d’un nombre considérable de recherches. Penchons-nous un peu sur ces dernières

Acétaldéhyde et alcool

Les microbes pathogènes les plus courants, dont l’on sait qu’ils prolifèrent dans le système intestinal des enfants et des adultes présentant des symptômes neuropsychiatriques, sont les levures, en particulier celles de la famille des Candida. La fermentation des glucides par ces levures entraîne la production d’alcool et d’acétaldéhyde, sous-produit de l’alcool. Étudions maintenant les effets sur l’organisme d’une exposition soutenue à l’alcool et à l’acétaldéhyde :

• endommagement du foie, avec diminution des capacités de détoxication des médicaments, polluants et autres substances toxiques ;

• dégénérescence du pancréas compromettant la production d’enzymes et donc la digestion ;

• diminution de la capacité de l’estomac à produire les sucs gastriques ;

• perturbation du système immunitaire ;

• endommagement du cerveau, manque de maîtrise de soi, de coordination, perturbation du développement du langage, agressivité, retard mental, perte de mémoire, « abrutissement » ;

• endommagement des nerfs périphériques, désordres sensoriels, faiblesse musculaire ;

• attaque directe des tissus musculaires, avec diminution des capacités de contraction et de relaxation associée à une faiblesse musculaire ;

• carences nutritionnelles dues à l’altération des fonctions digestives et à une absorption insuffisante de la plupart des vitamines, des minéraux et des acides aminés ; les carences en vitamines B et A sont particulièrement courantes ;

• aggravation par l’alcool de la toxicité de la plupart des médicaments, polluants et autres substances toxiques ;

• altération du métabolisme des protéines, des glucides et des lipides dans l’organisme ;

• incapacité du foie à évacuer les « anciens neurotransmetteurs », hormones et autres sous-produits du métabolisme ; l’accumulation de ces substances dans l’organisme induit des anomalies du comportement et nombre d’autres problèmes.

L’acétaldéhyde est considéré comme la plus toxique des substances chimiques dérivées de l’alcool. C’est à lui que nous devons cette sensation de « gueule de bois » dont, quiconque l’a vécue, sait à quel point elle est pénible. Peut-être que les enfants dotés dès le départ d’une flore intestinale déséquilibrée avec une forte teneur en levures ne connaissent-ils que cette sensation. L’acétaldéhyde exerce de multiples effets toxiques sur l’organisme. L’un de ses effets les plus perturbants est son aptitude à modifier la structure des protéines. Les protéines altérées par l’acétaldéhyde sont incriminées dans de nombreuses réactions auto-immunes. Or les enfants et les adultes souffrant de problèmes neuropsychiatriques ont souvent des anticorps dirigés contre leurs propres tissus.

Neurotoxines du Clostridium

On recense à ce jour une centaine d’espèces de Clostridium. Ces bactéries sont présentes dans les selles des personnes atteintes d’autisme, de schizophrénie, psychose, dépression sévère, paralysie musculaire et anomalies du tonus musculaire, ainsi que de certaines pathologies neurologiques et psychiatriques. Certaines espèces de Clostridium sont présentes dans la flore intestinale normale de l’homme. Ainsi, on retrouvera fréquemment le Clostridium tetani dans les intestins de patients et d’animaux en bonne santé. Nous savons tous que le tétanos est une maladie mortelle induite par une neurotoxine extrêmement puissante produite par Clostridium tetani. Présent dans des intestins en bonne santé, le Clostridium tetani est normalement maîtrisé par les bactéries bénéfiques et n’exerce aucun effet néfaste puisque ses toxines ne peuvent traverser la paroi intestinale.

Les patients dont il est ici question ne bénéficient malheureusement pas d’une paroi intestinale en bonne santé. Dans un contexte de dysbiose intestinale, des neurotoxines puissantes peuvent traverser le revêtement endommagé de la paroi intestinale puis la barrière hémato-encéphalique et ainsi perturber le développement mental du patient. Nombre d’autres espèces de Clostridium (perfringens, novyi, septicum, histolyticum, sordelli, aerofoetidum, tertium, sporogenes, etc.) produisent des substances toxiques similaires à celles du tétanos, ainsi que nombre d’autres toxines. Le Dr William Shaw du Great Plains Laboratories a décrit en détail l’amélioration notable de nombre d’enfants autistes, tant sur le plan de leur développement que de leurs tests biochimiques, à l’issue de traitements du Clostridium. Malheureusement les enfants replongeaient dans l’autisme dès l’arrêt du traitement, faute d’une flore intestinale en bonne santé pour maîtriser le Clostridium et empêcher ses toxines de franchir la paroi intestinale et gagner le flux sanguin. Souvent, le Clostridium n’est pas identifié dans les selles car il s’agit de microbes strictement anaérobies, très difficiles à étudier. Il reste à mettre au point des tests plus efficaces pour détecter ces puissants pathogènes.

Levures et Clostridium ont été tout particulièrement favorisés par l’apparition des antibiotiques. Les antibiotiques à large spectre ne les touchent pas tout en détruisant des bactéries bénéfiques, censées prévenir la prolifération des levures et du Clostridium dans les intestins. Après chaque traitement antibiotique, ces deux genres pathogènes, insuffisamment maîtrisés, se mettent à proliférer. Les patients dont nous parlons ici sont généralement exposés, très tôt dans leur vie, à de nombreux traitements antibiotiques.

Glutéomorphines et casomorphines ou opiacés dérivés du gluten et de la caséine

Le gluten est une protéine présente dans les céréales, et plus particulièrement le blé, le seigle, l’avoine et l’orge. La caséine est une protéine du lait, que l’on trouve dans le lait de vache, de chèvre, de brebis, le lait maternel ainsi que tous les autres laits et l’ensemble des produits laitiers. L’organisme des enfants et des adultes atteints d’autisme et de schizophrénie n’est pas en mesure de digérer correctement ces aliments car leurs intestins sont infestés d’une flore microbienne pathogène. Mal digérés, le gluten et la caséine sont transformés en substances dont la structure chimique est similaire à celle d’opiacés tels que la morphine et l’héroïne.

De nombreuses études ont été menées par Dohan, Reichelt, Shattock, Cade ainsi que d’autres, qui ont détecté des peptides du gluten et de la caséine, qualifiés de glutéomorphines et de casomorphines, dans les urines de patients schizophrènes et autistes. Il est intéressant de noter que ces substances ont également été identifiées chez des patients souffrant de dépression et d’arthrite rhumatismale. Ces opiacés issus du blé et du lait traversent la barrière hémato-encéphalique et bloquent certaines zones du cerveau à la manière de la morphine ou de l’héroïne en entraînant divers symptômes neurologiques et psychiatriques. C’est sur la base de ces recherches que le régime sans gluten ni caséine (SGSC) a été introduit.

Dermorphine et deltorphine

Ces deux substances toxiques redoutables, de même structure que les opiacés, ont été trouvées chez des enfants autistes par le biochimiste Alan Friedman, PhD. La dermorphine et la deltorphine ont été initialement identifiées sur la peau d’une grenouille vénéneuse, native d’Amérique du Sud. Les populations locales avaient coutume de plonger leurs flèches dans la muqueuse de ces grenouilles car la deltorphine et la dermorphine sont des neurotoxines extrêmement puissantes qui leur permettaient de paralyser leurs ennemis. Selon Alan Friedman, ce ne serait pas la grenouille qui produit ces neurotoxines, mais un champignon qu’elle héberge sur sa peau. Il est possible que la présence de ce type de champignons dans les intestins des enfants autistes soit responsable de la présence de dermorphines et de deltorphines dans leur organisme.

Le test des acides organiques, réalisé aujourd’hui par de nombreux laboratoires à travers le monde, permet d’identifier différents métabolites de l’activité microbienne des intestins, qui une fois absorbés sont ensuite évacués dans les urines. Nombre de ces métabolites sont des substances extrêmement toxiques.

Le faible taux de sulfates sériques couramment observé chez ces patients, témoigne indirectement du niveau de toxicité de l’organisme, car les sulfates sont essentiels à de nombreux processus de détoxication ainsi qu’au métabolisme des neurotransmetteurs du cerveau. Dans de nombreux cas, le patient pourra absorber par son alimentation une grande quantité de sulfates, mais ceux-ci seront intégralement consommés par les voies de détoxication submergées par le flux de substances toxiques issues des intestins. Par ailleurs, il convient de citer une autre grande famille de bactéries, qui souvent prolifèrent dans un contexte de dysbiose. Il s’agit des bactéries réductrices des sulfates, qui empêchent l’organisme d’utiliser les sulfates. Ces bactéries métabolisent les sulfates de l’alimentation en sulfites, lesquels sont le plus souvent toxiques, tel le sulfure d’hydrogène, gaz à l’odeur d’œuf pourri. Certains parents, en particulier d’enfants autistes ou hyperactifs, font état de cette odeur caractéristique des selles de leur enfant.

Le profil de toxicité de chaque enfant ou adulte peut être très différent d’un sujet à l’autre. Mais le dénominateur commun demeure la dysbiose intestinale. La toxicité de la masse microbienne déséquilibrée de ces patients constitue une passerelle entre les intestins et le cerveau. C’est la raison pour laquelle ces symptômes sont regroupés au sein d’un seul et même syndrome, le syndrome entéropsychologique GAP (Gut and Psychology Syndrome) . Les patients et les adultes souffrant de ce syndrome peuvent présenter des symptômes d’autisme, d’hyperactivité avec déficit d’attention, de déficit d’attention, de troubles obsessionnels compulsifs, de dyslexie, de dyspraxie, de schizophrénie, de dépression, de troubles du sommeil, d’allergies, d’asthme et d’eczéma dans toutes les combinaisons possibles. Ce sont là des patients qui passent à travers les mailles de nos connaissances médicales. Tout enfant ou adulte présentant des difficultés d’apprentissage ou des problèmes neurologiques ou psychiatriques devrait faire l’objet d’un examen approfondi de sa flore intestinale. Le rétablissement d’une flore intestinale équilibrée et le traitement du système digestif du patient doivent être effectués en première intention avant tout traitement médicamenteux.

Le Syndrome GAP prend en compte le lien existant entre l’état des intestins du patient et le fonctionnement de son cerveau, lien connu de très longue date par les médecins. Le père de la psychiatrie moderne, le psychiatre français Philippe Pinel (1745–1828), concluait en 1807 après avoir travaillé pendant de nombreuses années avec des patients atteints de troubles psychiatriques : « Le siège principal de la folie se trouve généralement dans la région de l’estomac et des intestins ». Bien avant lui, Hippocrate (460-370 av. J.C.), ancêtre de la médecine moderne, déclarait : « Toute maladie commence dans les intestins ». Plus nous avançons, plus nos outils scientifiques modernes leur donnent raison !