Natasha Campbell

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Dr Natacrbst_rondelle-de-pommes60krsha Campbell-McBride explique l’importance cruciale de l’alimentation sur notre santé, son efficacité sur les maladies dégénératives et les pathologies modernes. Un reportage de Pasture Promise www.pasturepromise.tv

 

 

 

L’alimentation pour guérir…

A l’aide d’aliments naturels bien ciblés et de quelques compléments, ce nouveau mode d’alimentation vise à restaurer la perméabilité intestinale, rétablir une flore saine et détoxiquer l’organisme.

Basées sur les recherches du Dr. Natasha Campbell-McBride, les prestations que nous offrons s’adressent notamment aux personnes souffrant du syndrome entéropsychologique (ou GAPS, Gut and Psychology Syndrome).

Le syndrome entéropsychologique regroupe principalement :

Restaurer, assainir et détoxiquer

Le traitement vise à détoxifier le patient, à dissiper le «brouillard» toxique qui empêche le cerveau de se développer et de fonctionner correctement. Il importe pour cela de nettoyer et de soigner le système gastro-intestinal afin qu’il cesse de constituer la principale source d’intoxication de l’organisme et qu’il remplisse sa fonction, à savoir nourrir l’organisme. Les substances toxiques véhiculées par notre sang (et qui pénètrent dans le cerveau) étant à plus de 90% issues des intestins, le traitement des intestins fait chuter de manière spectaculaire le niveau de toxicité de l’organisme.

Cet objectif est poursuivi au moyen d’un programme nutritionnel, inspiré à la fois par l’expérience familiale de Dr. N. Campbell McBride et sa pratique clinique auprès de milliers d’enfants et d’adultes souffrant du syndrome entéropsychologique à travers le monde.

Prévention

Le centre de Nutrition Holistique, certifié officiellement GAPS, conseille volontiers les personnes souhaitant simplement préserver leur capital santé; le type d’alimentation proposé diminue les risques de développer des maladies dites de civilisation comme : hypertension, diabète, problèmes digestifs divers, côlon irritable, allergies, obésité, ostéoporose, maladies cardiaques, etc.

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Dr Natasha Campbell-McBride


Ce syndrome se trouve à la croisée des fonctions digestives et cérébrales. Cette appellation a été créée en 2004 par le Dr Natasha Campbell-McBride, Neurologue et Nutritionniste, après avoir travaillé avec des centaines d’enfants et d’adultes atteints de pathologies neurologiques et psychiatriques telles que troubles du spectre autistique, déficit d’attention avec ou sans hyperactivité, schizophrénie, dyslexie, dyspraxie, dépression, troubles obsessionnels compulsifs, trouble bipolaire et autres problèmes d’ordre neuropsychologique et psychiatrique.

La lecture de l’ouvrage Le syndrome entéropsychologique permettra de mieux comprendre ce syndrome, son étiologie ainsi que ses modalités de traitement par un protocole nutritionnel adapté

Une vue d’ensemble du syndrome

Notre monde vit une explosion d’épidémies : troubles envahissants du développement ou troubles du spectre autistique (TED), déficit d’attention avec ou sans hyperactivité, schizophrénie, dyslexie, dyspraxie, dépression, troubles obsessionnels compulsifs, trouble bipolaire et autres problèmes psychologiques et psychiatriques deviennent de plus en plus courants chez l’enfant comme chez le jeune adulte.

D’un point de vue clinique, ces pathologies se superposent bien souvent, et tel enfant atteint d’un trouble envahissant du développement pourra être également hyperactif et dyspraxique. On observe un chevauchement d’environ 50 % entre dyslexie et dyspraxie, et de 25 à 50 % entre hyperactivité d’une part, et dyslexie et dyspraxie d’autre part. Ces enfants, pour lesquels un diagnostic initial de dépression est souvent posé, présentent par la suite un risque accru de consommation de stupéfiants et d’alcool par rapport à leurs pairs ayant un développement normal. Souvent, le jeune adulte schizophrène aura également souffert de dyslexie, de dyspraxie, voire de déficit d’attention avec ou sans hyperactivité dans son enfance.

Schizophrénie et trouble bipolaire sont souvent considérés comme les deux faces d’une même médaille. Nous avons créé différents diagnostics, mais de nos jours aucun ne convient. Le profil de nos patients est aujourd’hui celui, plutôt brouillé, d’une superposition de symptômes tant neurologiques que psychiatriques.

L’examen clinique permet de constater que, outre leurs présumés problèmes mentaux, ces patients sont également très malades sur le plan physique. Troubles digestifs, malnutrition, allergies, asthme, eczéma, cystite chronique, candidoses et alimentation sélective sont largement représentés dans le tableau clinique.

Voir l’interview de Natasha Campbell L’aliment est le meilleur médicament (merci à Flos Apertus pour la traduction).

Quel est le scénario classique, cliniquement observable ?

Avant d’examiner le patient, il est essentiel de se pencher sur l’historique médical des parents. Lorsque l’on évoque les parents, c’est immédiatement la génétique qui vient à l’esprit. Il convient pourtant de rappeler que, outre leurs gènes, les parents, et la mère en particulier, transmettent à leurs enfants quelque chose de très important : leur propre flore intestinale qui est unique. Peu d’entre nous savent que les intestins, à l’âge adulte, abritent environ 2 kg de bactéries. Cette seule masse microbienne contient plus de cellules que tout le reste du corps. Il s’agit d’un microcosme de bactéries extrêmement organisé, dont certaines espèces doivent prédominer pour nous permettre de demeurer en bonne santé, tant physique que mentale. L’incidence de ces bactéries est beaucoup trop cruciale pour que nous nous permettions de l’ignorer. Nous parlerons plus loin en détail de la flore intestinale de l’enfant, mais revenons pour l’instant aux origines de cette flore, c’est-à-dire aux parents.

L’étude de centaines de cas d’enfants atteints de pathologies neurologiques et psychiatriques a mis en évidence un certain profil parmi les mères de ces enfants.

Nées dans les années 60 ou 70, lorsque l’allaitement était démodé, ces mères n’auront probablement pas été nourries au sein. Pourquoi ce facteur est-il aussi important ? Parce qu’il est bien connu que les enfants élevés au biberon développent une flore intestinale déséquilibrée, complètement différente de celle des bébés allaités et qui les prédispose plus tard à de nombreux problèmes de santé.

Dotées dès le départ d’une flore intestinale déséquilibrée, ces mères ont suivi plusieurs traitements antibiotiques dans leur enfance et leur jeunesse à l’occasion de différentes infections. Il est un fait établi que les antibiotiques endommagent notablement la flore intestinale en détruisant dans les intestins des colonies de bactéries bénéfiques.

À l’âge de 16 ans, voire parfois plus tôt, ces mères se sont vues prescrire la pilule qu’elles auront prise pendant un certain nombre d’années avant d’enfanter. La pilule contraceptive a elle aussi un effet néfaste sur les bactéries bénéfiques des intestins. L’une des principales fonctions de ces bactéries bénéfiques est de juguler quelque 500 différentes espèces de microbes pathogènes et opportunistes, pour ne citer que ceux connus de la science.

Lorsque ces bactéries bénéfiques sont attaquées, les espèces opportunistes peuvent aisément se développer et colonisent ainsi de vastes zones du système digestif. Notre alimentation moderne, à base d’aliments industriels raffinés, constitue l’alimentation de prédilection de ces pathogènes. Elle se trouve être également celle consommée par les mères dans leur enfance et leur jeunesse.

Tous ces facteurs étant cumulés, la flore intestinale des mères est, de nos jours, gravement perturbée au moment où elles s’apprêtent à avoir des enfants. En effet, les signes cliniques d’une dysbiose (flore intestinale anormale) sont présents chez près de 100% des mères d’enfants souffrant de problèmes neurologiques et psychiatriques. Les problèmes de santé les plus courants sont des anomalies de la sphère digestive, des allergies, des problèmes auto-immuns, un syndrome prémenstruel, une fatigue chronique, des maux de tête et ou encore des problèmes cutanés.

Les intestins du nouveau-né sont stériles. Pendant les vingt premiers jours environ de sa vie, la surface encore vierge des intestins du bébé se peuple de différents microbes. Il s’agit de la flore intestinale de l’enfant, qui jouera un rôle primordial dans sa santé pendant le reste de sa vie. D’où lui vient cette flore intestinale ? Principalement de sa mère.

En d’autres termes, le nouveau-né hérite de la flore microbienne sa mère, quel qu’en soit l’état.

On pense assez peu à la flore intestinale. Pourtant, le nombre de fonctions qu’elle remplit est tel que nous ne survivrions probablement pas à une stérilisation de notre système intestinal.

La première fonction, très importante, est celle de la digestion et de l’absorption des aliments. Un enfant qui ne dispose pas d’une flore intestinale équilibrée ne sera pas en mesure de digérer et d’absorber correctement les aliments, et accumulera à terme de nombreuses carences nutritionnelles. C’est ce que l’on observe souvent chez les enfants et les adultes souffrant de difficultés d’apprentissage, de problèmes psychiatriques et d’allergies. Nombres de ces patients sont mal nourris. Et même lorsque l’enfant présente une courbe de croissance normale, les bilans de laboratoire révèlent des carences nutritionnelles typiques en nombreux minéraux, vitamines, acides gras essentiels, acides aminés et autres nutriments très importants. Les carences les plus courantes, chez ces patients, sont les carences en magnésium, en zinc, en sélénium, en cuivre, en calcium, en manganèse, en soufre, en phosphore, fer, potassium, vanadium et en bore, ainsi qu’en vitamines B1, B2, B3, B6, B12, C, A, D, en acide folique, en acide pantothénique, en acides gras oméga 3, 6 et 9, en taurine, en acide alpha-cétoglutarique, glutathion et nombre d’acides aminés. Cette liste classique de carences englobe certains des nutriments les plus indispensables pour le développement et le fonctionnement du cerveau de l’enfant ainsi que pour son système immunitaire et l’ensemble de son organisme.

Outre la digestion et l’absorption normale des aliments, une flore intestinale saine assure la synthèse active de différents nutriments : vitamine K, acide pantothénique, acide folique, thiamine (vitamine B1), riboflavines (vitamine B2), niacine (vitamine B3), pyridoxine (vitamine B6), cyanocobalamine (vitamine B12), ainsi que différents acides aminés et protéines. Les bilans confirment systématiquement ces carences chez les personnes souffrant de dysbiose intestinale. L’expérience clinique montre que la restauration d’une flore intestinale saine constitue la meilleure modalité de traitement de ces carences.

La majorité des enfants et des adultes souffrant de problèmes neurologiques et psychiatriques ont le teint pâle et terreux, et les bilans révèlent des anémies plus ou moins prononcées qui n’ont rien de surprenant. Pour que notre sang soit de qualité, nous avons besoin de nombreux nutriments : des vitamines (B1, B2, B3, B6, B12, K, A, D, etc.), des minéraux (Fe, Ca, Mg, Zn, Co, Se, bore, etc.), des acides aminés et des acides gras essentiels. Non seulement ces patients ne parviennent pas à exploiter ces nutriments présents dans l’alimentation, mais la production de nombreux nutriments par leur propre organisme est également perturbée. En outre, les personnes dont la flore intestinale est déséquilibrée sont souvent colonisées par des bactéries pathogènes particulières, grandes consommatrices de fer (actinomyces spp., mycobacterium spp., colonies pathogènes d’e. coli, de corynebacterium spp. et bien d’autres encore). Ces bactéries consomment le fer issu de l’alimentation, laissant leur hôte carencé ; une supplémentation en fer ne fait malheureusement que renforcer la flore pathogène sans remédier à l’anémie. Pour surmonter son anémie, le patient a besoin de tous les nutriments mentionnés plus haut, dont nombre sont fournis par une flore intestinale en bonne santé.

Outre leur rôle actif dans la nutrition de l’organisme, les bactéries bénéfiques des intestins servent de gardiennes du système digestif. Elles revêtent toute la surface des intestins qu’elles protègent des attaques et des toxines, en offrant une barrière naturelle ; elles produisent par ailleurs nombre de substances antibactériennes, antivirales et antifongiques. Elles nourrissent également le revêtement de la paroi intestinale.

On estime qu’environ 60 à 70 % de l’énergie fournie à ce revêtement de la paroi intestinale dérive de l’activité des bactéries qui y sont implantées. Aussi n’est-il pas surprenant qu’une flore intestinale déséquilibrée puisse compromettre la santé du système digestif. La plupart des enfants et des adultes présentant des difficultés d’apprentissage, des troubles psychiatriques et des allergies souffre également de problèmes digestifs, souvent si sévères que ce sont eux que les patients (ou leurs parents) évoquent en premier.

Dans d’autres cas les problèmes sont plus légers, mais lorsque l’on pose aux parents des questions ciblées, ils constatent que leur enfant n’a jamais présenté de selles normales, que bébé il souffrait de coliques, et que douleurs abdominales, ballonnements et flatulences font généralement partie du tableau.

Les patients adultes décrivent le même type de symptômes. Pour ceux d’entre eux qui auront déjà été examinés par un gastro-entérologue, une inflammation intestinale associée à un fécalome avec débordement aura pu être diagnostiqué. Le Dr Andrew Wakefield et son équipe du Royal Free Hospital de Londres ont identifié à la fin des années 90 chez des enfants autistes une inflammation des intestins qu’ils ont qualifiée d’entérocolite autistique. Les graves problèmes digestifs des patients schizophrènes sont connus de tout temps. Le Dr Curtis Dohan, qui a consacré de nombreuses années à l’étude de ces anomalies dans le contexte de la schizophrénie, a trouvé nombre de similitudes entre la maladie coeliaque et l’état du système digestif des patients schizophrènes.

De mon expérience clinique, ces patients souffrent plus ou moins dès le début, et donc bien en amont de leur profil psychotique, de problèmes digestifs ainsi que de l’ensemble des symptômes caractéristiques d’une dysbiose intestinale. Enfants et jeunes adultes souffrant de déficit d’attention avec ou sans hyperactivité, de troubles obsessionnels compulsifs et autres problèmes neuropsychologiques sont très souvent connus pour leurs problèmes digestifs.

Quels sont les autres symptômes connus d’une dysbiose intestinale ?

Une flore intestinale efficace constitue le bras droit de notre système immunitaire. Les bactéries bénéfiques des intestins assurent la production de différentes cellules immunitaires, les immunoglobulines, ainsi que d’autres facteurs de l’immunité. Mais surtout, elles garantissent l’équilibre du système immunitaire. Dans le cas d’une dysbiose intestinale, on observe généralement un déséquilibre entre deux acteurs principaux du système immunitaire, les cellules Th1 et Th2, avec une activité excessive des Th1 au détriment des Th2. Sous l’effet de ce déséquilibre, le système immunitaire se met à réagir de manière allergique ou atopique à la plupart des stimuli environnementaux.

Le bébé vient au monde avec un système immunitaire immature. L’éclosion d’une flore intestinale saine et équilibrée au cours des premiers jours de la vie joue un rôle crucial dans la maturation du système immunitaire. Faute d’acquérir cette flore de qualité, son immunité sera compromise avec pour conséquence une succession d’infections traitées par antibiotiques qui compromettront encore plus sa flore intestinale et son système immunitaire. Les infections les plus courantes au cours des deux premières années de vie de l’enfant souffrant de problèmes neurologiques, psychologiques et atopiques, sont les otites, les infections bronchiques, les maux de gorge ainsi que l’impétigo. C’est également pendant ces deux premières années que l’enfant reçoit toute une série de vaccins. Un enfant au système immunitaire affaibli pourra réagir de manière imprévisible aux vaccins. Dans la plupart des cas, ces derniers aggravent le système immunitaire et deviennent un facteur chronique et persistant d’infections virales et de problèmes auto-immuns.

Les nombreuses recherches publiées sur le thème du système immunitaire des enfants et des adultes souffrant de troubles de l’apprentissage et de problèmes psychiatriques font état de profondes anomalies au niveau des principaux groupes de cellules ainsi que des immunoglobulines. Les auto-anticorps les plus courants sont dirigés contre la protéine de base de la myéline et celle des neurofilaments des axones. Deux types d’anticorps qui attaquent le cerveau et le reste du système nerveux.

Les patients (enfants ou adultes) dont il est ici question, ne disposaient pas au départ d’une flore intestinale normale, et leur flore s’est aggravée au fil des traitements antibiotiques et des vaccinations. Ces enfants et ces adultes souffrent généralement de problèmes intestinaux, d’allergies, d’asthme et d’eczéma.

Mais ce n’est pas tout. Un autre phénomène grave se produit chez ces personnes qui finiront par souffrir de problèmes neurologiques et psychiatriques. Sans l’effet régulateur des bactéries bénéfiques, différents virus, champignons et bactéries opportunistes et pathogènes ont tout le loisir de s’étendre sur de vastes zones du système intestinal et de les coloniser densément. Pour n’en citer que deux, que l’on retrouve quasiment systématiquement lors des recherches, il s’agit des levures (dont le Candida) et du genre Clostridium. Ces microbes pathogènes commencent à digérer les aliments à leur manière en produisant quantités de substances toxiques diverses qui sont ensuite absorbées dans le flux sanguin et acheminées jusqu’au cerveau en traversant la barrière hémato-encéphalique.

Le nombre et la combinaison de ces toxines, qui peuvent être très variables d’un individu à l’autre, induisent des symptômes neurologiques et psychiatriques différents. Par manque de bactéries bénéfiques, le système digestif, au lieu d’être une source de nutriments, devient un vecteur majeur d’intoxication pour l’organisme.

De quels types de toxines parlons-nous ici ?

Il existe de nombreuses toxines, peu étudiées à ce jour. Certaines toutefois ont fait l’objet d’un nombre considérable de recherches. Penchons-nous un peu sur ces dernières

Acétaldéhyde et alcool

Les microbes pathogènes les plus courants, dont l’on sait qu’ils prolifèrent dans le système intestinal des enfants et des adultes présentant des symptômes neuropsychiatriques, sont les levures, en particulier celles de la famille des Candida. La fermentation des glucides par ces levures entraîne la production d’alcool et d’acétaldéhyde, sous-produit de l’alcool. Étudions maintenant les effets sur l’organisme d’une exposition soutenue à l’alcool et à l’acétaldéhyde :

• endommagement du foie, avec diminution des capacités de détoxication des médicaments, polluants et autres substances toxiques ;

• dégénérescence du pancréas compromettant la production d’enzymes et donc la digestion ;

• diminution de la capacité de l’estomac à produire les sucs gastriques ;

• perturbation du système immunitaire ;

• endommagement du cerveau, manque de maîtrise de soi, de coordination, perturbation du développement du langage, agressivité, retard mental, perte de mémoire, « abrutissement » ;

• endommagement des nerfs périphériques, désordres sensoriels, faiblesse musculaire ;

• attaque directe des tissus musculaires, avec diminution des capacités de contraction et de relaxation associée à une faiblesse musculaire ;

• carences nutritionnelles dues à l’altération des fonctions digestives et à une absorption insuffisante de la plupart des vitamines, des minéraux et des acides aminés ; les carences en vitamines B et A sont particulièrement courantes ;

• aggravation par l’alcool de la toxicité de la plupart des médicaments, polluants et autres substances toxiques ;

• altération du métabolisme des protéines, des glucides et des lipides dans l’organisme ;

• incapacité du foie à évacuer les « anciens neurotransmetteurs », hormones et autres sous-produits du métabolisme ; l’accumulation de ces substances dans l’organisme induit des anomalies du comportement et nombre d’autres problèmes.

L’acétaldéhyde est considéré comme la plus toxique des substances chimiques dérivées de l’alcool. C’est à lui que nous devons cette sensation de « gueule de bois » dont, quiconque l’a vécue, sait à quel point elle est pénible. Peut-être que les enfants dotés dès le départ d’une flore intestinale déséquilibrée avec une forte teneur en levures ne connaissent-ils que cette sensation. L’acétaldéhyde exerce de multiples effets toxiques sur l’organisme. L’un de ses effets les plus perturbants est son aptitude à modifier la structure des protéines. Les protéines altérées par l’acétaldéhyde sont incriminées dans de nombreuses réactions auto-immunes. Or les enfants et les adultes souffrant de problèmes neuropsychiatriques ont souvent des anticorps dirigés contre leurs propres tissus.

Neurotoxines du Clostridium

On recense à ce jour une centaine d’espèces de Clostridium. Ces bactéries sont présentes dans les selles des personnes atteintes d’autisme, de schizophrénie, psychose, dépression sévère, paralysie musculaire et anomalies du tonus musculaire, ainsi que de certaines pathologies neurologiques et psychiatriques. Certaines espèces de Clostridium sont présentes dans la flore intestinale normale de l’homme. Ainsi, on retrouvera fréquemment le Clostridium tetani dans les intestins de patients et d’animaux en bonne santé. Nous savons tous que le tétanos est une maladie mortelle induite par une neurotoxine extrêmement puissante produite par Clostridium tetani. Présent dans des intestins en bonne santé, le Clostridium tetani est normalement maîtrisé par les bactéries bénéfiques et n’exerce aucun effet néfaste puisque ses toxines ne peuvent traverser la paroi intestinale.

Les patients dont il est ici question ne bénéficient malheureusement pas d’une paroi intestinale en bonne santé. Dans un contexte de dysbiose intestinale, des neurotoxines puissantes peuvent traverser le revêtement endommagé de la paroi intestinale puis la barrière hémato-encéphalique et ainsi perturber le développement mental du patient. Nombre d’autres espèces de Clostridium (perfringens, novyi, septicum, histolyticum, sordelli, aerofoetidum, tertium, sporogenes, etc.) produisent des substances toxiques similaires à celles du tétanos, ainsi que nombre d’autres toxines. Le Dr William Shaw du Great Plains Laboratories a décrit en détail l’amélioration notable de nombre d’enfants autistes, tant sur le plan de leur développement que de leurs tests biochimiques, à l’issue de traitements du Clostridium. Malheureusement les enfants replongeaient dans l’autisme dès l’arrêt du traitement, faute d’une flore intestinale en bonne santé pour maîtriser le Clostridium et empêcher ses toxines de franchir la paroi intestinale et gagner le flux sanguin. Souvent, le Clostridium n’est pas identifié dans les selles car il s’agit de microbes strictement anaérobies, très difficiles à étudier. Il reste à mettre au point des tests plus efficaces pour détecter ces puissants pathogènes.

Levures et Clostridium ont été tout particulièrement favorisés par l’apparition des antibiotiques. Les antibiotiques à large spectre ne les touchent pas tout en détruisant des bactéries bénéfiques, censées prévenir la prolifération des levures et du Clostridium dans les intestins. Après chaque traitement antibiotique, ces deux genres pathogènes, insuffisamment maîtrisés, se mettent à proliférer. Les patients dont nous parlons ici sont généralement exposés, très tôt dans leur vie, à de nombreux traitements antibiotiques.

Glutéomorphines et casomorphines ou opiacés dérivés du gluten et de la caséine

Le gluten est une protéine présente dans les céréales, et plus particulièrement le blé, le seigle, l’avoine et l’orge. La caséine est une protéine du lait, que l’on trouve dans le lait de vache, de chèvre, de brebis, le lait maternel ainsi que tous les autres laits et l’ensemble des produits laitiers. L’organisme des enfants et des adultes atteints d’autisme et de schizophrénie n’est pas en mesure de digérer correctement ces aliments car leurs intestins sont infestés d’une flore microbienne pathogène. Mal digérés, le gluten et la caséine sont transformés en substances dont la structure chimique est similaire à celle d’opiacés tels que la morphine et l’héroïne.

De nombreuses études ont été menées par Dohan, Reichelt, Shattock, Cade ainsi que d’autres, qui ont détecté des peptides du gluten et de la caséine, qualifiés de glutéomorphines et de casomorphines, dans les urines de patients schizophrènes et autistes. Il est intéressant de noter que ces substances ont également été identifiées chez des patients souffrant de dépression et d’arthrite rhumatismale. Ces opiacés issus du blé et du lait traversent la barrière hémato-encéphalique et bloquent certaines zones du cerveau à la manière de la morphine ou de l’héroïne en entraînant divers symptômes neurologiques et psychiatriques. C’est sur la base de ces recherches que le régime sans gluten ni caséine (SGSC) a été introduit.

Dermorphine et deltorphine

Ces deux substances toxiques redoutables, de même structure que les opiacés, ont été trouvées chez des enfants autistes par le biochimiste Alan Friedman, PhD. La dermorphine et la deltorphine ont été initialement identifiées sur la peau d’une grenouille vénéneuse, native d’Amérique du Sud. Les populations locales avaient coutume de plonger leurs flèches dans la muqueuse de ces grenouilles car la deltorphine et la dermorphine sont des neurotoxines extrêmement puissantes qui leur permettaient de paralyser leurs ennemis. Selon Alan Friedman, ce ne serait pas la grenouille qui produit ces neurotoxines, mais un champignon qu’elle héberge sur sa peau. Il est possible que la présence de ce type de champignons dans les intestins des enfants autistes soit responsable de la présence de dermorphines et de deltorphines dans leur organisme.

Le test des acides organiques, réalisé aujourd’hui par de nombreux laboratoires à travers le monde, permet d’identifier différents métabolites de l’activité microbienne des intestins, qui une fois absorbés sont ensuite évacués dans les urines. Nombre de ces métabolites sont des substances extrêmement toxiques.

Le faible taux de sulfates sériques couramment observé chez ces patients, témoigne indirectement du niveau de toxicité de l’organisme, car les sulfates sont essentiels à de nombreux processus de détoxication ainsi qu’au métabolisme des neurotransmetteurs du cerveau. Dans de nombreux cas, le patient pourra absorber par son alimentation une grande quantité de sulfates, mais ceux-ci seront intégralement consommés par les voies de détoxication submergées par le flux de substances toxiques issues des intestins. Par ailleurs, il convient de citer une autre grande famille de bactéries, qui souvent prolifèrent dans un contexte de dysbiose. Il s’agit des bactéries réductrices des sulfates, qui empêchent l’organisme d’utiliser les sulfates. Ces bactéries métabolisent les sulfates de l’alimentation en sulfites, lesquels sont le plus souvent toxiques, tel le sulfure d’hydrogène, gaz à l’odeur d’œuf pourri. Certains parents, en particulier d’enfants autistes ou hyperactifs, font état de cette odeur caractéristique des selles de leur enfant.

Le profil de toxicité de chaque enfant ou adulte peut être très différent d’un sujet à l’autre. Mais le dénominateur commun demeure la dysbiose intestinale. La toxicité de la masse microbienne déséquilibrée de ces patients constitue une passerelle entre les intestins et le cerveau. C’est la raison pour laquelle ces symptômes sont regroupés au sein d’un seul et même syndrome, le syndrome entéropsychologique GAP (Gut and Psychology Syndrome) . Les patients et les adultes souffrant de ce syndrome peuvent présenter des symptômes d’autisme, d’hyperactivité avec déficit d’attention, de déficit d’attention, de troubles obsessionnels compulsifs, de dyslexie, de dyspraxie, de schizophrénie, de dépression, de troubles du sommeil, d’allergies, d’asthme et d’eczéma dans toutes les combinaisons possibles. Ce sont là des patients qui passent à travers les mailles de nos connaissances médicales. Tout enfant ou adulte présentant des difficultés d’apprentissage ou des problèmes neurologiques ou psychiatriques devrait faire l’objet d’un examen approfondi de sa flore intestinale. Le rétablissement d’une flore intestinale équilibrée et le traitement du système digestif du patient doivent être effectués en première intention avant tout traitement médicamenteux.

Le Syndrome GAP prend en compte le lien existant entre l’état des intestins du patient et le fonctionnement de son cerveau, lien connu de très longue date par les médecins. Le père de la psychiatrie moderne, le psychiatre français Philippe Pinel (1745–1828), concluait en 1807 après avoir travaillé pendant de nombreuses années avec des patients atteints de troubles psychiatriques : « Le siège principal de la folie se trouve généralement dans la région de l’estomac et des intestins ». Bien avant lui, Hippocrate (460-370 av. J.C.), ancêtre de la médecine moderne, déclarait : « Toute maladie commence dans les intestins ». Plus nous avançons, plus nos outils scientifiques modernes leur donnent raison !