Expatriés à Dublin, Déménager à Dublin

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Coraline PlichonForteresse danoise, garnison des Saxons, auguste capitale d’une nation gaélique », tels étaient les mots de Louis Mac Neice quand il décrivit Dublin dans l’un de ses poèmes. Cette cité, vieille de plus d’un millénaire, est le centre de la vie économique et politique du pays. Et malgré la modernité qui s’impose progressivement, on retrouve à chaque coin de rue les légendes des anciens peuples, figées dans de somptueux monuments.

 

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Cocaïne : Attention **

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Cocaïne : de l’euphorie à la dévastation

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Plus de 2% des 18 à 44 ans ont essayé la cocaïne au moins une fois, 5 et 6 % des jeunes de 13 à 18 ans en consommerait de manière régulière. Que la cocaïne rende accro, qu’elle fascine, ou qu’elle terrifie : tous les dégâts causés par cette poudre blanche six fois centenaire sont dans ce dossier.

Rédigé le , mis à jour le

Cocaïne : de l'euphorie à la dévastation Cocaïne : de l’euphorie à la dévastation

Sommaire

A travers les époques : remède, taxe, anesthésiant et stimulant

 

 

L’effet stimulant de la cocaïne est particulièrement recherché, même en milieu professionnel…

Fine poudre blanche, la cocaïne provient de la distillation des feuilles de cocaïer, un arbre d’Amérique du Sud et d’Afrique de l’Est.

Les peuples précolombiens utilisaient déjà la coca pour ses effets psychotropes. Elle servait de remède, de stimulant et même de taxe d’imposition.

Les conquistadores l’ont ensuite rapportée en Europe. Une fois la formule de la cocaïne pure trouvée, elle a été utilisée comme anesthésiant au début du XXe siècle, puis comme drogue stimulante.

Dans les Andes, elle a ensuite été consommée sous forme de chique, pour anesthésier l’estomac et empêcher la sensation de faim.

De nos jours, consommer de la drogue pour faire face à une surcharge de travail ou pour supporter le stress serait une pratique de plus en plus courante en France. Il est difficile de savoir combien de personnes sont dans ce cas mais il a été constaté que la consommation de cocaïne, pour son effet stimulant, a fortement augmenté.

Cocaïne : les dangers des produits de coupe

 

 

Que contient la cocaïne ?

La cocaïne est un produit dangereux. Mais il faut savoir que dans un gramme de cocaïne acheté, il n’y a que 20 à 30% de cocaïne pure. Quelles sont les autres substances ? Quels risques supplémentaires font-elles courir au consommateur ?

Au départ, la cocaïne provient des feuilles du cocaïer, un arbuste planté sur les terres de Colombie, du Pérou ou encore de Bolivie. Mais pour passer de ces feuilles aux origines exotiques à la poudre blanche, il y a plusieurs étapes de transformation.

Les consommateurs devenus addicts à la coke ne connaissent pas toujours bien le produit qu’ils consomment comme l’explique le Pr Laurent Karila, psychiatre addictologue à l’hôpital Paul-Brousse : « Il n’y a pas de cocaïne pure sur le marché. Le business veut qu’il faut en vendre beaucoup. La cocaïne arrive pure et elle est traitée et coupée« . « Dans les produits de coupe, vous avez des produits qui sont présents pour alourdir la quantité vendue comme le lévamisol ou la phénacétine« , explique le Pr Karila précisant que « d’autres échantillons contiennent très peu de cocaïne mais beaucoup plus d’anesthésiants comme la lidocaïne ou la xylocaïne qui vont mimer un peu les effets de la cocaïne.« 

En France, 1,5 million de personnes ont déjà goûté au moins une fois au cours de leur vie à la cocaïne. Parmi elles, 400.000 sont des consommateurs réguliers.

Dans les laboratoires des douanes, les stupéfiants sont réceptionnés et analysés pour vérifier la teneur en cocaïne et identifier les substances de coupe. Anti-douleurs, excitants, molécules utilisées dans certains traitements comme celui de l’hypertension… certaines de ces substances sont dites psychoactives. Elles agissent sur l’activité mentale et modifient le comportement. Elles présentent aussi d’autres dangers, c’est le cas de la phénacétine qui a des effets néfastes sur les reins ou encore le lévamisol, « un antibiotique anti-champignon qui peut provoquer de graves accidents« , note le Pr Laurent Karila.

Des réactions allergiques, des troubles du système nerveux qui peuvent aller jusqu’à la perte de conscience… La cocaïne consommée seule ou associée à d’autres drogues serait à l’origine d’une trentaine de décès par surdose chaque année.

Les effets de la cocaïne

 
 

 

La cocaïne se consomme de plusieurs manières : soit « sniffée », sous forme de lignes de cocaïne appelées « rails », soit injectée dans les veines ou encore fumée.

Effets sur le corps : destruction et dérèglements

Les effets de la cocaïne sont plus ou mois rapides en fonction du type de consommation. Lorsque la cocaïne est sniffée, ils sont obtenus en trois minutes et durent une demi-heure. Injectée ou fumée, elle agit en quelques secondes, l’effet dure alors moins de dix minutes. Dans tous les cas, l’euphorie et le sentiment de puissance sont les effets constants. Et la « descente », terme qui définit l’arrêt des effets du produit, est brutale.

Sur le corps, les effets sont multiples. La cocaïne provoque une contraction des vaisseaux sanguins. Les tissus ne reçoivent plus assez de sang et se détruisent.

Les parois nasales sont les premières touchées lorsque la drogue est sniffée. Ce qui entraine très souvent chez les consommateurs réguliers une perforation de la cloison nasale.

Le cœur aussi est sensible à la cocaïne. Elle dérègle le rythme cardiaque. La fréquence, comme la régularité du cœur, sont perturbées. Les accidents cardiaques sont nombreux, surtout si la personne consomme de grandes quantités de tabac en parallèle, ou si elle est fragile.

Insomnie, amnésie et excitation sont fréquentes chez les usagers qui associent à la cocaïne, tabac et alcool, car la poudre blanche augmente l’activité psychique du cerveau.

Effets sur l’humeur : délires et toute-puissance

Une modification de l’humeur peut être provoquée chez les utilisateurs de cocaïne, les rendant très instable. Délires, perte de contrôle, ou attaques de paniques en résultent parfois.

Désinhibés, les consommateurs ont une sensation de toute-puissance qui favorise la violence, les agressions sexuelles ou les achats inconsidérés.

A long terme, la cocaïne entraîne une diminution de la libido, des irrégularités du cycle menstruel chez les femmes et augmente le risque de convulsions. Il faut aussi mentionner la transmission possible du VIH et de l’hépatite C quand les consommateurs utilisent des seringues.

Dépendance à la cocaïne, quand le cerveau est responsable

 
 

 

Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes expliquent le mécanisme de la dépendance.

On l’appelle coke, poudre blanche ou encore neige, la cocaïne est une drogue que l’on associe à la fête. Pourtant, à en croire les spécialistes, la fête peut rapidement tourner au cauchemar. Troubles du comportement, risques cardiaques et pulmonaires… les dangers pour les consommateurs sont nombreux.

En 2012, onze tonnes de poudre blanche ont été saisies par les douanes françaises. Plus accessible parce que moins chère, la cocaïne est après le cannabis la deuxième drogue illicite la plus consommée.

La cocaïne agit au niveau des synapses de certaines régions cérébrales. Une synapse est la zone de rencontre de deux neurones, le signal passe de l’un à l’autre grâce à la transmission de messager chimique : le neurotransmetteur. Normalement, une fois que le messager a joué son rôle, il est recapturé par le premier neurone pour être recyclé (il ne reste pas au niveau de la synapse).

En cas de consommation de cocaïne, cette drogue bloque la recapture de messagers chimiques comme la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine. Ces neurotransmetteurs s’accumulent et leur concentration augmente dans la synapse. Résultat, l’effet naturel de ces trois médiateurs sur le neurone post-synaptique est amplifié. L’excès de la dopamine produit l’euphorie, celui de la sérotonine, le sentiment de confiance et l’excès de noradrénaline augmente l’énergie.

La dépendance à la cocaïne peut s’installer rapidement et il faut de plus en plus de cocaïne pour atteindre le même effet.

Cocaïne : le long chemin de la désintoxication

 

 

Le sevrage ne nécessite pas forcément d’hospitalisation. Il faut agir sur les composantes psychologiques qui sont souvent à l’origine de la consommation. Le sevrage dure environ deux à trois semaines et s’accompagne souvent d’agressivité, de fatigue, d’anxiété ou même de dépression. Mais le principal risque reste celui de la rechute.